vendredi 6 novembre 2020

::: CONFERENCE DE FRANCIS HALLE DU 2 OCTOBRE :::

Voici un joli cadeau : la conférence de Francis Hallé qui se tenait le 2 octobre dernier au cinéma Le Quercy à Cahors dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins, a fait l'objet d'une captation sonore réalisée par Dominique Burdin de la radio FMR Toulouse. L'occasion de découvrir ou de réécouter ce beau moment en cliquant sur ce lien > Conférence Francis Hallé


Vincent Lajarige, Mark Alsterlind et Francis Hallé
conférence et exposition Forest Art Project


Un projet mené par le département du Lot 
avec l'association Juin Jardins et la ligue de l'enseignement


mardi 6 octobre 2020

::: Une vois : Karine Veyres :::

La nouvelle exposition de Karine Veyres, à la médiathèque de Cahors, intitulée «Traversées» s'inscrit dans la continuité de son travail précédent, «Lisières», mais va jusqu'au bout d'une inspiration nouvelle qui s'exprime à travers un équilibre étonnant entre figuration et techniques plus abstraites. Il s'agit de la recréation des sensations ambigües qui peuvent saisir le promeneur dans la nature une hésitation entre le monde réel ou un autre monde, onirique et intime.

Réalisation: Alain Astruc



samedi 3 octobre 2020

::: Une voix : Francis Hallé :::


À l'occasion de l'exposition du Forest art project au Chai, Francis Hallé nous parle de son étonnement devant l'engouement provoqué par son projet à très long terme de création de forêt primaire en Europe.

Réalisation: Alain Astruc

vendredi 2 octobre 2020

::: Work In Progress 2020 N°4 NeoConsortium - In Memoriam Petroleum :::

 Les winners de l'art, la start-up nation du polyèdre irrégulier, les poètes de l'organigramme labyrinthique, débarquent à Cahors ! Il s'agit du NeoConsortium, une grande entreprise transnationale (fictionnelle) qui propose un monument moduloforme devant le pont Valentré, célébrant la fin des hydrocarbures et organise une vente aux enchères (bien réelle) d'œuvres drôles et  présentant des projets plus démesurés les uns que les autres. Miroir déformant d'n certain type d'art conceptuel monumental et rappel drôlatique de perspectives écologiques sérieuses, à ne pas rater.

Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°3 Marianne Plo - Primal Screen :::

 Marianne a réalisé 6 peintures sur plexiglas grand format sur le thème de la symbiose. Jeux d'abstraction, figuration, transparence, opaque, interactions entre les œuvres et le lieu, son travail est à découvrir dans la cour du collège Gambetta.
Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°2 Baptiste Brévart - Hôte doux hôte :::

 Comme un oiseau qui trouve de ci de là des brindilles pour faire son nid, Baptiste a rassemblé des bouts de bois qui lui ont été donnés par des cadurciens pour réaliser son nichoir à artiste installé au cœur du Square Olivier-de-Magny.

Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°1 - Stéphanie Bologna - In Vivo :::

À l'issue d'une résidence au Lycée des Territoires Cahors-Le Montat,  Stéphanie propose une expérience sensible, à explorer, au moyen d'une structure hybride réalisée avec l'aide des élèves de 1ère GMNF. Dedans - dehors, corps végétal - corps humain, il s'agit de découvrir une zone liminaire, située au carrefour de plusieurs thématiques, à l'imaginaire richement connoté.

https://www.youtube.com/watch?v=vdIUyspUX6s

Réalisation: Alain Astruc. 


vendredi 25 septembre 2020

::: L'âme des jardiniers : Sylvie Caroff, le jardin du bout du chemin :::

 La balade des jardins privés de Cahors, c’est pour ainsi dire l’ADN du festival Cahors Juin Jardins. Aujourd’hui, Sylvie Caroff, dans le jardin du bout du chemin, nous en dit plus sur son jardin réconfort!


Malo et Sylvie Caroff dans le jardin du bout du chemin


"Le jardin pour moi, c'est l'accueil des amis, de la famille, des proches. C'est aussi l'accueil qu'il me fait quand je rentre chez moi. Chaque fois c'est un plaisir! J'arrive, je le regarde et je me dis, tiens je vais faire ça, je vais changer ça dans mon jardin! C'est aussi la fierté quand les amis me disent "qu'il est beau ton jardin"... Quelle chance d'être entourée de verdure, de la beauté des couleurs des fleurs! Tous les jours, j'enlève une fleur fanée, arrange un pot de fleur. Tous les soirs, j'arrose le jardin (avec l'eau de la citerne, ndlr) et cela me réconforte et me vide la tête. C'est presque un rapport affectif que j'entretiens avec les plantes. Je n'aime pas les voir souffrir. J'ai envie de leur faire du bien, je les soigne, je leur parle et en réponse, c'est tout le jardin qui prend soin de moi. On se soigne mutuellement en somme! Et c'est une récompense immédiate du travail et du soin que l'on a pris l'un pour l'autre !"

Le jardin du bout du chemin - 280 rue des Cadourques - N° 5

mercredi 23 septembre 2020

::: 8ème RÉSIDENCE AU LYCÉE DU MONTAT AVEC STÉPHANIE BOLOGNA :::

 Pour la 8ème résidence d'artiste au Lycée des Territoires de Cahors - Le Montat, l'artiste Stéphanie Bologna a été invitée à créer avec les élèves de 1ère GMNF (gestion des milieux naturels et de la faune) une oeuvre sur la symbiose et le vivant.



Les recherches scientifiques et artistiques, en observant et en étudiant le domaine du vivant, attestent des passerelles existant entre les espèces animales, végétales et l’homme, dans leurs dimensions morphologiques et à travers leurs structures internes. C'est dans cette même démarche, par l'intermédiaire des thèmes de l'hybridation, de l'anthropomorphisme, de la fiction, que l'artiste Stéphanie Bologna a accompagné les élèves dans l'exploration de ce qui relie l'homme à son environnement naturel, primaire.


 Cette approche a donné lieu au projet d'installation « In VIVO » (au sein du vivant). Elle est l'expression d'une volonté d'abolir la frontière entre homme, nature, culture, en passant par la perturbation perceptive et sensorielle. La perte de repères dimensionnels, des limites entre corps humain, corps animal, corps végétal, brouille les pistes de son origine, génère une créature inassignable qui nous amène dans le monde de la fiction. Un espace à mi-chemin entre naturel et surnaturel. Entre le monde du visible et de l'invisible, entre l'enveloppe externe et l'espace organique qu'elle abrite, IN VIVO se veut une expérience sensible et physique du vivant dans un rapport dimensionnel inversé et perturbateur. S'introduire en son « sein » est un acte corporel engagé. Oser visiter, parcourir ses entrailles et y découvrir des créatures en gestation dans un univers intra utérin est de l'ordre de la science fiction. IN VIVO est une symbiose entre la femme, son corps, et la «terre mère», «terre nourricière». Toutes deux génèrent et perpétuent la vie. Par la symbiose, elles réunissent l'ensemble des êtres auxquels elles donnent naissance.

Ce beau projet a subi les effets de la pandémie, raccourcissant la période de travail collectif mais le report du festival en octobre a permis aux élèves et à l’artiste de se retrouver pour finaliser l’œuvre.

 

RÉSIDENCE MONTAT

Pour la 8ème année consécutive, le lycée des territoires Cahors - Le Montat s’associe à Cahors Juin Jardins dans le cadre de l’appel à projet artistique et culturel DRAC-DRAAF. Les élèves ont pu découvrir une approche contemporaine de la symbiose et du vivant avec l’installation participative IN VIVO (AU SEIN DU VIVANT) accompagnée par l’artiste Stéphanie Bologna

 

vendredi 18 septembre 2020

::: L'âme des jardiniers : Romain Bénac, jardin Des Graines Pour Demain :::

 

La balade des jardins privés de Cahors, c’est pour ainsi dire l’ADN du festival Cahors Juin Jardins. Aujourd’hui, Romain Benac, du jardin partagé Des Graines Pour Demain à Cabessut, nous en dit plus sur ce jardin en permaculture...

Romain Bénac - Jardin partagé Des Graines Pour demain


 Si je devais résumer le jardin en un mot : sauvage ! C’est la 2ème année que l’on cultive ce jardin. L’idée de départ était de travailler ce jardin en intégrant la notion de nature à l’écosystème du jardin. On avait dans l’idée de sa rapprocher de l’autonomie alimentaire, d’un retour à la terre et de proposer un peu de verdure sauvage en ville. C’est un retour aux sources en quelque sorte. Pour beaucoup des adhérents, c’est aussi un moment de détente : on passe la porte et on n’a plus l’impression d’être en ville. La base de la permaculture, c’est que chaque élément qui constitue le jardin est utile. Il n’y a pas de nuisible. C’est l’autorégulation qui fonctionne. On a donc tendance à laisser tout ce qui ne nous gène pas, le sauvage compris. C’est une démarche importante et les jeunes de demain la suivront.





lundi 14 septembre 2020

::: L’ÂME DES JARDINIERS : VALÉRIE PLANTIÉ, LE JARDIN CACHE-CACHE :::

 La balade des jardins privés de Cahors pendant le festival Cahors Juin jardins, c'est pour ainsi dire, l'ADN du festival! Nous avons demandé à quelques propriétaires jardiniers amateurs et éclairés, de nous parler de l'esprit du jardin et de l'âme de son jardinier. Aujourd'hui, Valérie Plantié, du jardin cache-cache*, à découvrir samedi 3 octobre à Cahors!




"Je construis mon jardin sur des coups de cœur! dit Valérie. Je trouve des objets dans des vides greniers, brocantes, ou ailleurs et instinctivement, je sais où tel objet ira, quelle plante il accompagnera, et comment ils s'associeront. Parfois ce sont des objets qui arrivent dans mes rêves. Cela me fait penser aux coulures de l'artiste Lotois Jean Maureille, l'association de deux objets qui n'en font plus qu'un. C'est pareil dans mon jardin. L'objet se fond dans l'espace. Je ne trouve pas sa place du premier coup. C'est en fait un faux bazar," précise Valérie...


*194 rue Anatole France, jardin n°7

::: De confiné à couffiné, le jardin de Maryse Vaugarny éclot en poésie :::

 Dans son petit musée sentimental de la rue du Château du Roi à Cahors, Maryse Vaugarny construit des univers parallèles. L'espace s'étend, l'imaginaire s'agrandit, les personnages se multiplient et la nature, tantôt bienveillante, tantôt menaçante, héberge tout ce petit monde. Pour la 15ème édition du festival, Maryse Vaugarny évoque le confinement à travers le jardin et crée un nouveau personnage : le déconfineur.


"Pour l’été 2020 j’avais l’idée d’un jardin intérieur, explique Maryse Vaugarny. "Comme il serait difficile d’en faire le tour, je m’étais dit qu’il tiendrait dans un cadre. Puis le confinement est arrivé et j’ai nourri cette idée de cadre comme une barrière à renverser. Comment l’on se sent traversé par le désir de jardin quand on en est privé est devenu une logique. Comment le jardin glisse et fleurit en nous. Cette idée de clôture franchie s’inscrit dans mon histoire. Le jardin confiné a naturellement éclos pour passer de confiné à couffiné." 

Ce lieu est sa fabrique à habiter le monde ailleurs! Et Maryse Vaugarny n'hésite pas à donner de sa personne pour faire vivre les personnages imaginaires qui y séjournent. Tel que le déconfineur, ce magicien sorti du confinement, sage et espiègle, esprit de la nature et de l'air du temps, jardinier du jardin couffiné qui accueille les visiteurs. Il sait que le jardin est un espace de résilience pour tous ceux qui en prennent soin.

"Le déconfineur est né fin avril, ajoute Maryse Vaugarny. "J’ai voulu ramener ce personnage au musée, il est un sourire et il donne espoir ; les enfants ont un rapport individuel avec lui. Ils entrent seuls au musée et lui parlent, lui disent secrètement ce qu’ils ont à lui dire. C’est très important."

  • Le jardin couffiné - Musée Sentimental, 112 rue du Château du Roy
  • Ouvert les 2, 3 et 4 octobre de 11h à 19h. Renseignements : 06 78 23 90 82
  • Crédit photo: Maryse Vaugarny


jeudi 10 septembre 2020

::: Après avoir approché la lisière, Karine Veyres ose traverser la forêt :::

 
En mars dernier, Karine Veyres était invitée par Juin Jardins à exposer son travail autour de la forêt dans le Hall du Chai (Cahors) attenant au nouveau bureau de l’association. Lisière, titre de l’exposition, portait un regard extérieur sur la forêt dans ses différents états. Le confinement ayant écourté l’exposition, Juin Jardins a proposé à Karine Veyres de poursuivre le travail à la Médiathèque du Grand Cahors. Après la lisière,  Traversée.

 
Traversée - Karine Veyres
 
« En mars 2020, avec Lisière, nous pouvions ressentir les forêts, y entrer, en ressortir, les respirer ou les écouter, explique Karine Veyres. « En octobre, les ambiances seront disséminées. Sans doute aurons-nous traversé l'immense étendue au-delà de ce que nous donne à voir Lisière pour n'en retenir que l'essentiel.  L'histoire se fait en cheminant. »
 
On connait le travail de Karine Veyres. Le motif peut-être précis et tranché ; la couleur souvent monochrome et rouge. Lisière au contraire est une vibration de couleurs et de formes, une invitation luxuriante à pénétrer la forêt que la longue fresque d’une dizaine de mètres présentée dans le Hall du Chai en mars dernier, rendait à la fois accessible et lointaine. La fébrilité de l’encre et du papier réunit tout le spectre de la couleur. La forêt de Karine Veyres semble vivante. "Le motif de la forêt n'est pas arrivé par hasard, précise-t-elle. Il était déjà présent en 2014 dans les dessins Natures exubérantes, puis en 2017 avec les gouaches de la série Ça Brûle.  Il a fallu les températures excessives de l'été dernier (2019, ndlr) pour que se produise l’inattendu, explique l’artiste. « Mes crayons et mes gouaches rouges sont devenus incandescents et se fût la naissance des premières forêts bleues et vertes, les Luxuriances puis Lisière en 2020. »
Graines - Karine Veyres

Le temps a passé, le contexte a changé. Il s’agit maintenant de traverser la forêt. « Les œuvres présentées seront non pas l'aboutissement d'une expérience, qui serait par trop figé ou immuable mais la mémoire de nos sensations ressenties durant cette traversée, ouverte et changeante » poursuit l’artiste qui présentera la totalité de la série des Luxuriances démarrée en 2019. De nouvelles peintures complètent la recherche picturale, petits et grands formats, accompagnées de céramiques évoquant graines, coraux et organes imaginaires réalisées par l’artiste et  par les participants dans le cadre d’ateliers terre menés avec Juin Jardins.

 
  • Exposition peintures du 29 septembre au 23 octobre 2020
  • Médiathèque du Grand Cahors, 185 avenue Jean-Jaurès
  • Atelier terre DIALOGUE DE GRAINES en présence de Karine Veyres, le 20 octobre de 14h à 16h30. Tout public à partir de 10 ans. Sur réservation auprès de la médiathèque
  • Crédit photos : Karine Veyres
 
 

mardi 8 septembre 2020

::: Les Gargouilles de Marc Petit, gardienne du bien et protectrices des humains :::

Le sculpteur lotois Marc PETIT fait honneur à Cahors Juin Jardins en ouvrant au public son jardin du Quai Lagrive, quartier de Cabessut à Cahors et en présentant des pièces inédites de sa nouvelle série : Les Gargouilles.

Sculpture Bronze « LE PREMIER HOMME » Série « LES GARGOUILLES »

L’artiste se plait beaucoup à exposer ici en terre lotoise où il est né et particulièrement à Cahors où il a passé son enfance et réalisé ses premières sculptures. A l’occasion du festival Cahors Juin Jardins, Marc Petit présente ses œuvres dans le jardin de la Maison Lagrive pour une exposition particulière puisqu’elle fera découvrir ses créations récentes de la série « Les Gargouilles » exposées pour la première fois cette année. «  Les gargouilles m’ont toujours fasciné. Leur présentation dans l’espace modifie radicalement la lecture habituelle d’une sculpture ; ancrées au sol, elles n’auraient pas le même attrait. Je crois que c’est une des raisons et peut-être l’essentielle qui m’a conduit à interpréter ce sujet multi-centenaire. Le rôle aussi que la tradition leur alloue -gardiennes du bien et protectrices des humains- est resté présent tout au long de ces semaines de travail.»

Sculpteur à la sensibilité exacerbée et à l’obstination sans limite, Marc Petit rejoint ces artisans anonymes du Moyen Age qui créèrent les gargouilles, les figures grimaçantes, les personnages si expressifs des fresques qui peuplent les cathédrales gothiques. La sculpture monumentale l’Ange du Lazaret* fixe de son regard étrange celles qui ornent le portail nord de la Cathédrale Saint-Etienne de Cahors et nous invite à plus d’observation, de réflexion.

 En 2015, une enquête du magazine « Miroir de l’Art » classe Marc PETIT premier parmi les sculpteurs contemporains vivants devant Ron MUECK et Ousmane SOW. Marc PETIT a atteint à ce jour une notoriété nationale et internationale, avec plus d’une centaine d’expositions personnelles, l’obtention de plusieurs prix et surtout le soutien de galeries prestigieuses, de fidèles collectionneurs et mécènes. En 2008, il se voit honoré par l’ouverture d’un Musée à son nom, en Corse au Lazaret Ollandini d’Ajaccio. En début d’année, le  Musée Marc PETIT  est devenu, par le legs de François OLLANDINI, propriété de la Ville d’Ajaccio.

Pendant la durée du festival, le showroom de la Maison Lagrive sera ouvert à la visite ; il présente le travail de l’artiste et, dans un espace dédié, ses œuvres de jeunesse dont certaines inédites.

*L’Ange du Lazaret », sculpture en bronze de Marc PETIT, a été offerte à la ville de Cahors par l’Association « Les Gardiens de l’Ange" 


INFOS PRATIQUES:

  • L’exposition de Marc Petit est ouverte tout le mois d’octobre de 11h à 19h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h. Fermeture les mardis
  • Vendredi 2 octobre, 10h et 15h, ouverture aux scolaires en présence de Marc Petit Sur réservation au 07 67 35 57 22
  • Samedi 3 octobre, 16h et 18h, visites accompagnées du jardin de la maison Lagrive et du showroom sur réservation au 07 67 35 57 22
  • Dimanche 4 octobre, 16h et 17h, visites accompagnée du jardin de la maison du Quai Lagrive et du Showroom sur réservation au 07 67 35 57 22

lundi 7 septembre 2020

::: LA FORÊT AMAZONIENNE VUE PAR STEPHEN ROSTAIN :::

Fascinante, envoûtante et   méconnue, l’Amazonie est le creuset par excellence de nos mythes les plus extrêmes. Stéphen Rostain, directeur de recherches au CNRS, en a fait son terrain de recherche. Invité par Ciné+ et Juin Jardins, il propose une conférence autour de l'Amazonie pendant le festival et présentera 2 films autour de l'Amazonie.


 Chercheur au CNRS, Stéphen Rostain participe à faire de l’Amazonie, depuis trente-cinq, un champ d’études interdisciplinaires. Son œuvre nous aide fondamentalement à regarder cet immense territoire d’un œil neuf : ce qui nous a longtemps paru une région délestée de toute civilisation, un Moyen Âge sans Rome, pour paraphraser Lévi-Strauss, se dessine désormais comme un monde fondé sur une longue et savante association entre l’homme et la nature.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Amazonie, un jardin sauvage ou une forêt domestiquée, et Stupéfiante Amazonie et Amazonie, les 12 travaux des civilisations précolombiennes, qui confrontent notre invention d’un monde sauvage – par le prisme de notre culture classique – à sa redécouverte archéologique, presque cinq cents ans après. Son dernier ouvrage sort à l’instant ! Amazonie, l’archéologie au féminin.

La conférence de Stéphen Rostain propose de découvrir l’intimité de la plus grande forêt tropicale du globe, les préjugés qu’elle subit et son histoire avec ses premiers habitants. Fascinante, envoûtante et   méconnue, l’Amazonie est le creuset par excellence de nos mythes les plus extrêmes. Cette immense région tropicale à la diversité exceptionnelle réserve encore des surprises stupéfiantes sur son passé. En effet, depuis une vingtaine d’années, les archéologues se sont rendus compte du dynamisme et de l’inventivité des populations précolombiennes. Parallèlement, des découvertes majeures allant à l’encontre d’idées préconçues ont été faites. Elles ont révolutionné notre regard sur les inventions techniques et l’évolution humaine ancienne d’Amérique du Sud.



 SAMEDI 3 OCTOBRE 
>>20H30, CINEMA LE GRAND PALAIS

 AGUIRRE, LA COLERE DE DIEU

DE WERNER HERZOG

 Allemagne – 1975 – 91’ - VOSTF – drame historique

Avec Kaluas Kinski, Rui Guerra, Helena Rojo

En 1560, une troupe de conquistadors descend des Andes à la recherche d'Eldorado
Séance au tarif habituel du cinéma
 
DIMANCHE 4 OCTOBRE
>> 19h15, CONFERENCE AU CINEMA LE GRAND PALAIS
L’AMAZONE, BATMAN ET AUTRES CURIOSITÉS. Conférence de Stéphen Rostain, archéologue et directeur de recherche au CNRS.
Gratuit

>> 20H30, CINEMA LE GRAND PALAIS

LE CHANT DE LA FORET

(CHUVA E CANTORIA NA ALDEIA DOS MORTOS)

de João Salaviza et Renée Nader Messora
Brésil – 2019 – 113’ – VOSTF – drame
Avec Henrique Ihjãc Krshô et Kôtô Krahô.

Ce soir, dans la forêt qui encercle ce village au nord du Brésil, le calme règne. Ihjãc, un jeune indigène de la tribu Krahô marche dans l’obscurité, il entend le chant de son père disparu qui l’appelle. 
Séance au tarif habituel du cinéma

vendredi 4 septembre 2020

::: LE NEOCONSORTIUM, UN COLLECTIF QUI NOUS VEUT DU BIEN :::

 Le NeoConsortium, collectif d’artistes et d’ingénieurs, lanceurs d’alertes et chercheurs en Anticipation des Désastres, s’intéresse au potentiel environnemental à Cahors et propose de réaliser le 1er monument commémoratif à la fin des hydrocarbures près du Pont Valentré ! Un lieu symbolique où il y a une dizaine d’années, de nombreux manifestants s’opposaient à l’extraction d’un certain gaz…

 

Projet de monument horizontal sur pilotis occupant les allées Fénelon 

Dès 2018, le NeoConsortium lançait le Bureau de l’Anticipation des Désastres. Ce service, extrêmement sérieux et totalement loufoque,  est dédié à la production d’oeuvres d’art commémoratives destinées à accompagner les multiples disparitions de notre ère de  l’Anthropocène*. Après une série de repérages à Cahors, le projet de créer une œuvre commémorative à la fin des hydrocarbures, accompagnée d’une vente aux enchères publiques sous le ministère de l’huissier de justice Philippe Montaubric, a vu le jour.

Pratiquement 10 ans après avoir manifesté avec succès contre l’exploitation d’un gisement de gaz de schiste sur son territoire, l'équipe de Cahors Juin Jardins fait appel au Bureau de l’Anticipation des Désastres du NeoConsortium et inaugure le tout premier monument commémoratif dédié à la fin des hydrocarbures ! se félicite Gérard Bernard, Responsable de la Contextualisation Poétique et Onirique pour le Neoconsortium.

Projet de monument portatif

Le NeoConsortium prend acte de l’impasse écologique dans laquelle se trouve l’humanité, et se propose d’en saisir les opportunités.

Parmi ces disparitions, on peut pronostiquer la fin des énergies fossiles. (…) Le Festival Cahors Juin Jardins choisit de mettre en avant l’entraide* et, justement, l’entraide est une des valeurs clés du NeoConsortium !

On l’aura compris, sous des allures de carabins de l’environnement adeptes d’une solution  rationnelle à l’anthropocène*, Le NeoConsortium, autoproclamé entreprise multinationale qui produit de l’art contemporain en développant une approche rationnelle et industrielle de la création artistique,  joue la carte de humour cinglant pour appuyer là où ça fait mal : le désastre annoncé et la résistance à entrer dans la transition.

A travers leur sculpture mémorial et la vente aux enchères d’objets manufacturés sensés promouvoir la conversion des sites pétroliers en parcs d’attractions dédiés à l’art (!), Le NeoConsortium ne fait que souligner l’absurdité de notre propre turpitude.

 

  • Plus d'informations sur https://neoconsortium.com/2020/09/03/in-memoriam-petroleum/
  • SAMEDI 3 OCTOBRE, 13h // Esplanade du Pont Valentré, inauguration officielle et en fanfare avec le Quintette d’Olt de l’installation In Memoriam Petroleum.
  • SAMEDI 3 OCTOBRE, 18h30 //Le Chai, vente aux enchères publiques d’objets collectors du NeoConsortium sous le ministère de l’huissier de justice Philippe Montaubric
  • Crédit photos : Le NeoConsortium 

 

* L'Anthropocène est une époque de l'histoire de la Terre qui a été proposée pour caractériser l'ensemble des événements géologiques qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence globale significative sur l'écosystème terrestre.

*Thématique 2020 : Symbiose, une renaissance de l'entraide

 

 

 

 

jeudi 3 septembre 2020

::: Primal Screen, une symbiose imaginaire de Marianne Plo :::

 Marianne Plo est invitée au collège Gambetta (Cahors) pour y réaliser une oeuvre in situ, dans l’espace architectural épuré et symétrique de la cour Joachim Murat. Elle propose une installation constituée d’une série de peintures sur plexiglas: Primal Screen.

Détail primal screen III peinture et plexiglass


« Dans un monde où tout est lié, dès qu’une chose est lancée, d’autres surgissent; le langage, les idées, les associations... révèlent alors un récit du monde. (...) Ma pratique s’effectue quotidiennement à travers le dessin et la peinture. Je fabrique des images, frénétiquement et nécessairement » explique l’artiste. Invitée à créer une installation dans la cour du collège Gambetta dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins 2020, Marianne Plo propose une série de peinture sur plexiglas toute en jeux de transparence, d’opacité et de matière.

Cette série de peintures propose un répertoire de formes et de références emprunts à l'observation du vivant, aux images scientifiques, à la biologie, aux voyages dans la matière, dans l'infiniment petit. Figures humaines et autre nature florissante semblent pénétrer cet univers complexe de symbiose par l’entremise de la peinture surréaliste et d’une sensualité de l’entremêlement. « L’installation est imaginée comme un jeu de coïncidences et d’associations d’idées sous la forme de peinture vitrail, poursuit l’artiste. Elle plonge le regardeur au coeur d’un langage onirique oscillant entre figuration et formes abstraites et évoquant l’instinct de la couleur et de sa matérialité primordiale. »


Détail primal screen III peinture et plexiglass

 « Si les oeuvres (de Marianne Plo, ndlr) trouvent leurs bases dans la nature, elles s’en émancipent très vite pour chercher la rupture d’avec le réel, écrit à propos de Marianne Plo la critique d'art Johana Carrier, dans La chimie des visions. « (…) Elle s’appuie sur les contes, les légendes, la mythologie, la culture populaire, l’histoire de l’art, pour créer un univers fictif qui traverse les époques et les cultures… Marianne Plo est une coloriste. Elle choisit ses outils (feutres, crayons de couleur etc) pour la luxuriance de leurs teintes. Le paysage est un prétexte à explorer la vaste gamme de couleur qu’on trouve dans la nature...» poursuit la critique d’art. A travers la thématique de la Symbiose - ces liens intimes qui unissent un ou plusieurs organismes vivants - Marianne Plo explore un infiniment petit à grande échelle, révélant en macroscopie un organisme inconnu, imaginaire et fantastique. Une science surréelle nourrie d’inconscient.

  • Prima Screen, Marianne Plo, cour Joachim Murat du Collège Gambetta
  • du 2 au 31 octobre, à Cahors
  • Crédit photos: Marianne Plo
  • http://marianneplo.com/