samedi 1 juin 2019

:::Work In Progress - Karine Bonneval - Manger la terre:::

Pour le sixième et dernier Work In Progress, nous allons au Square Jouvenel découvrir la performance « Manger la terre » de Karine Bonneval , qui invite le public à goûter de délicieuses préparations texturées comme de la terre, élaborées avec Jérôme Moulinou, déguster des plantes sauvages glanées par la botaniste Claudine Boyer, écouter des céramiques diffusant des échantillons de sons de terre, pour évoquer la relation entre la plante et son sol et en donner une interprétation adaptée aux sens humains.






vendredi 31 mai 2019

:::Work In Progress - Anaïs Lelièvre - Pinnaculum:::

Le cinquième Work In Progress de 2019 est consacré à l'installation « Pinnaculum » d'Anaïs Lelièvre, créée sous les cyprès du jardin du cloître du musée des Augustins à Toulouse à l'occasion de Cahors Juin Jardins 2018, et mise en place d'une manière nouvelle à la cathédrale Saint Étienne de Cahors. Des volumes architecturaux, présentant des surfaces végétales dessinées, évoquant le dialogue entre architecture, nature et rapport au temps.



Chantiers en quelques dates:

Coquilles — 27 avril / 15 juin 2019

Restitution de résidence au Centre d’Art Fernand Léger et dans la ville.
Printemps de l’Art contemporain [PAC] - Marseille expos.
« Des marches, démarches » du FRAC PACA.

Pinnaculum — 31 mai / 30 juin 2019
Installation dans le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors.
Festival Cahors Juin Jardins.

900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne.

Stratum — 28 juin / 22 septembre 2019
Exposition au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la
F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj.

mercredi 29 mai 2019

:::Work In Progress - Adrien Fricheteau & Cédric Simon - New Deal:::

À la galerie WAM, Adrien Fricheteau & Cédric Simon installent la succursale de leur compagnie transnationale fictionnelle qui vend du rêve écolo mais bétonne et pollue sans vergogne. Fiction, performance, son, vidéo, et dans ce Work In Progress, le montage de la maquette du parking en béton écolo que Building For Children veut imposer à Cahors.



Adrien Fricheteau & Cédric Simon - CJJ 2019 from Alain Astruc on Vimeo.

mardi 28 mai 2019

:::Work In Progress - Moonwalklocal - À bout de courses ! :::

Avec l'aide de bénévoles de Cahors Juin Jardins, le collectif de Bordeaux Moonwalklocal envahit les allées Fénelon avec son armée surréaliste de 300 chariots de supermarché, porteurs de mauvaises herbes dans leurs écrins rose fluo, comme pour représenter une époque qui vend le vivant mais menace de se faire submerger par le retour de la nature.

:::Work In Progress - Gaëlle Villedary - Sous égide:::

Le deuxième Work In Progress de 2019 s'attache à montrer le travail de Gaëlle Villedary, qui utilise des branches d'élagage, en partie dénudées et partiellement recouvertes d'une armure d'écailles faite de punaises en laiton, comme prises à mi-chemin dans une métamorphose. Vidéo réalisée par Alain Astruc





vendredi 17 mai 2019

:::Work In Progress - Lucie Laflorentie - Paysage de pierre:::

Le premier Work In Progress de Cahors Juin Jardins 2019 suit l'installation du travail de Lucie Laflorentie au Lycée des Territoires du Montat. Elle a conçu et réalisé avec les élèves une accumulation de roches, rehaussées de feuilles d'or, pour une sorte de skatepark tombé du ciel permettant la flânerie et le repos. Vidéo réalisée par Alain Astruc.


jeudi 25 avril 2019

::: PINNACULUM AU CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE SAINT-ETIENNE:::

Créée en juin 2018 à l’invitation du musée des Augustins de Toulouse, l’installation Pinnaculum de l'artiste Anaïs Lelièvre renaît à Cahors dans le cadre des 900 ans de la cathédrale Saint-Etienne et du festival Cahors Juin Jardins. Elle participe également d'un projet interrégional (Occitanie - PACA), intitulé Chantiers qui démarre jeudi 25 avril au Centre d'art Fernand Léger de Port-de-Bouc (PACA), dans lequel marches, démarches et éclatements se retrouvent dans plusieurs lieux d'art, de patrimoine et d'architecture.


Stratum (Sion) 1, 2018, installation immersive d'impressions numériques sur papier (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Schiste argileux (Sion), planches et mobilier récupérés sur site. Résidence La Ferme-Asile, Sion, Suisse. Photo Robert Hofer.

"De Port-de-Bouc à Loupian en passant par Cahors, Anaïs Lelièvre décline, par jeu d’éclatements et de rassemblements propres à son nomadisme, les différentes étapes de son chantier.(...). Architectural, historique, spatial ou psychique, il fait se rencontrer des réalités diverses d’une archéologie à la fois antique et contemporaine au cœur d’un parcours interrégional."(Laure Lamarre-Flores, Directrice du Centre d’arts Fernand Léger de Port-de-Bouc- Revue Semaine Anaïs Lelièvre, Chantiers (prémices)) 
L'installation Pinnaculum, réinterprétée à Cahors à partir du 31 mai prochain dans le cloître de la cathédrale Saint-Etienne et dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins, est la seconde étape de cette démarche interrégionale, après l'exposition Coquilles au Centre d'Art Fernand Léger de Port-de-Bouc (25 avril - 15 mai) et avant Stratum au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj (28 juin - 22 septembre). 

Patron de pinacle, pour l'installation Pinnaculum, 2018. 


"Le projet Pinnaculum s’enracine dans l’histoire complexe de l’architecture du couvent puis du Musée des Augustins (Toulouse), avec ses multiples mutations (changement de fonction, transformations du bâti par démolitions, rénovations, restauration…). Évoquant les pinacles du monument (pointes les plus hautes d’une architecture gothique), des volumes enfoncés dans la terre, semblent pousser du jardin d’inspiration médiévale, parmi les végétaux en germination" (Anaïs Lelièvre). 
Partant d'un seul dessin de racines de faux cyprès coupés, Anaïs Lelièvre poursuit son process de répétition d'un motif unique imprimé sur des plaques de PVC puis mis en volume de forme de pinacles.  
Nourrie des écrits de Chateaubriand, pour qui l'architecture gothique trouve son origine dans la structure des forêts, la réinterprétation de Pinnaculum au cloître de la cathédrale Saint-Etienne tisse un lien symbolique entre les sites de Cahors et Toulouse à travers l’histoire du style gothique et l’art du jardin… 
 Pinnaculum (détail), 2018, installation de 90 volumes en PVC forex imprimé (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Racines de faux cyprès coupées, dimensions variées (hauteur maximale 1,90 m). Musée des Augustins, Toulouse. Cahors Juin Jardins. Résidence Atelier TA, Toulouse.

Chantiers en quelques dates:

Coquilles — 27 avril / 15 juin 2019

Restitution de résidence au Centre d’Art Fernand Léger et dans la ville.
Printemps de l’Art contemporain [PAC] - Marseille expos.
« Des marches, démarches » du FRAC PACA.

Pinnaculum — 31 mai / 30 juin 2019
Installation dans le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors.
Festival Cahors Juin Jardins.

900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne.

Stratum — 28 juin / 22 septembre 2019
Exposition au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la
F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj.


mardi 16 avril 2019

:::MANGER LA TERRE ET DEVENIR PLANTE:::

Cahors Juin Jardins invite pour cette nouvelle édition du festival, l'artiste Karine Bonneval à nous faire littéralement manger la terre en un rituel contemplatif et gustatif qui interroge symboliquement notre relation à la terre.




Le travail de Karine Bonneval s’appuie sur les ressources de la nature et de la science pour enrichir une recherche portant sur une nouvelle façon de donner à voir et à percevoir le monde vivant qui nous entoure. Pour Cahors Juin Jardins, Karine Bonneval propose de composer un paysage sonore pour un rituel de dégustation, Manger la terre (et devenir plantes?), fruit d’un travail entamé depuis plusieurs années autour des échanges invisibles entre végétal et humain. 

Le projet fait notamment suite à une collaboration menée par l’artiste avec la bioacousticienne Fanny Rybak, autour des sons de la terre ayant donné lieu à une installation de céramiques sonores Listen to the soil (écouter la terre), créée entre Berlin et la Région Centre en 2017.
 A Cahors, le projet de Karine Bonneval devient participatif dans sa préparation, invitant l'ethnobotaniste Claudine Boyer à nous faire découvrir les plantes sauvages comestibles que l'on trouve sur le territoire lotois, proposant au chef pâtissier Jérôme Moulinou (Les Gourmandises de Lilu à Cahors) d'imaginer les arômes de la terre issus des produits du Lot et collaborant avec  la céramiste Ingrid Paul (MJC de Cahors) en vu de créer collectivement les petits bols qui seront offerts aux visiteurs du festival pendant un rituel quasi cérémoniel en hommage à notre terre nourricière. 

Manger la terre, rituel contemplatif et gustatif le 31 mai et 1er juin pendant le festival Cahors Juin Jardins... 

vendredi 5 avril 2019

:::NEW DEAL, A L'HEURE DU GREENWASHING:::

Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… Invités par le festival Cahors Juin Jardins, les artistes Adrien Fricheteau et Cédric Simon investissent cette année le jardin et la Galerie WAM Créateurs à Cahors pour nous faire découvrir les arcanes du green washing...

   

Adrien Fricheteau et Cédric Simon collaborent depuis 2017 au sein de l’association « La Poudre », poursuivant une complicité dont les racines remontent au collège, moment de l'élaboration de leurs premières saga-fictions politiques ! A travers New Deal, projet mené dans le jardin et la galerie WAM Créateurs à Cahors, le duo d’artistes cherche à révéler quelques arcanes de ce système de réal-fiction, questionnant les pratiques dites du green marketing ou green washing, ou comment verdir l'image d'une entreprise ou d'un produit, afin de le rendre écologiquement correct. Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… S'appuyant sur le projet de leur complice et expert Alain Frestuc, promoteur immobilier, les deux artistes tentent de décortiquer le mystère de l'écologie de marché. La fiction du New deal, proposée par Adrien Fricheteau et Cédric Simon, pousse l'absurdité du procédé jusqu'à son point de dysfonctionnement ; moment ou l'illusion est rendue lisible. (Plus d’infos)

mardi 2 avril 2019

:::INVASION RHIZOMATIQUE AU COLLÈGE GAMBETTA:::

Ce n'est pas la première fois qu'un artiste intervient dans la belle cour Joachim Murat du collège Gambetta à Cahors, mais c'est bien la première fois qu'une artiste s'installe pendant un mois de résidence au collège en vue de créer une oeuvre collaborative.



Gaëlle Villedary est invitée pour la prochaine édition du festival à réaliser une oeuvre monumentale, invasion rhizomatique, inspirée de la thématique Cahors Juin Jardins 2019: Naturalités, le retour à l'artifice. Composée, entre autres, de matériaux naturels, dont une récolte de branches d'essences multiples issue de l'élagage des espaces verts de la Ville de Cahors et des contributions diverses de volontaires, l'installation invite les élèves du collège, leurs enseignants et les agents qui le souhaitent, à participer à son élaboration de pendant tout le mois de mai. 

vendredi 22 mars 2019

:::NATURALITÉS, LE RETOUR A L'ARTIFICE:::

Cahors Juin Jardins  prépare cette année une 14ème édition qui s'inscrit dans un contexte environnemental, politique, social et culturel, fragile et intranquille. Avec pour thématique Naturalités, le retour à l’artifice! , le festival poursuit son questionnement sur l'impact de nos comportements et la résistance de la nature. 


                                                                    Tétus-Gaëlle Villedary

Qu’est-ce que la naturalité aujourd’hui ? Une nature qui surgit spontanément ? Un processus dynamique non contrarié par l’homme ? Un état primitif de l’environnement sans l’influence humaine ? Ne désigne-t-elle pas plutôt la culpabilité de l’homme qui,  constatant l’impact de ses agissements sur la planète et redoutant ces conséquences, prône un retour fantasmé à la nature ? Ou plutôt un retour à l’artifice ? L'artifice est un des outils de l'artiste, lanceur d'alerte à sa manière. Le chantier de la première ville forêt vient de commencer à Liuzhou dans le sud de la Chine, inversant comme un leurre l’invasion de la nature dans la ville et promettant moins de polluants, plus d’arbres, moins de CO2, plus d’oxygène… écoblanchiment ou prise de conscience? La transition serait-elle enfin en marche ? Peut-on imaginer un monde où l’homme est l’allié de la nature ? Ou la fin du mois et la fin du monde relève du même nécessaire développement durable?

He that plants trees loves others besides himself, celui qui plante des arbres aime ses semblables, affirmait Thomas Fuller au 17ème siècle. Les 7000 chênes plantés en 1982 par l’artiste allemand Joseph Beuys à la Documenta 7 de Kassel annonçaient déjà un nouveau rapport à la nature en sonnant l'alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie.

Avec Naturalités, le retour à l’artifice, Cahors Juin Jardins contribue à sa manière à la transition en accueillant des artistes qui produisent des oeuvres végétales, conceptuelles, spectaculaires, participatives et performatives...
En créant collectivement des jardins paysage et des jardins qui font le trait-d'union entre les quartiers...
En accueillant des ethno-botanistes, herboristes et chercheurs soucieux de nous instruire sur l'intelligence de la nature quand on ne parle que d'intelligence artificielle... 
En imaginant une terre comestible...
En invitant des éco-créateurs de nos modes de vie future...
En pointant du doigt le green washing (cette bonne conscience verte qui cache de vils intérêts)...
Et en continuant de croire qu'un autre mode est possible!

lundi 4 février 2019

:::DÉCOUVREZ L'AFFICHE CAHORS JUIN JARDINS 2019:::


Nous sommes heureux de vous présenter l'identité visuelle de la 14ème édition du festival Cahors Juin Jardins. Elle est signée Simon Wildsmith, artiste Anglais installé depuis de nombreuses années dans le Lot. Peintre, adepte du collage numérique et collectionneur passionné de tapisseries, Simon Wildsmith a souhaité renouveler l'image du festival par un visuel qui flirte avec l'illustration, l'absurde, l'enchantement et le foisonnement. 
Simon Wildsmith crée avec un sens inouï de l’esthétisme et une grâce certaine, écrit Blandine Dubois à son propos. En tendant vers l’harmonie, la subtilité et la complexité, il réussit à sublimer sa douce et sincère révolte contre ce qui entache l’humain. Bien que passé au prisme du contrôle rationnel de chaque pixel, chacun de ses tableaux a la capacité de faire rêver.
La nature extravagante, le bestiaire fantastique et les signes énigmatiques qui le composent répondent de manière personnelle et juste à la thématique 2019 du festival... à découvrir prochainement.

samedi 3 novembre 2018

:::Le jardin de Bégoux accueille les jardiniers en herbe des quartiers de Cahors:::

Le 31 octobre n'est pas seulement le jour d'Halloween dans le quartier rural de Bégoux. C'était aussi l'occasion d'inviter les jeunes participants du jardin à l'assiette de Terre Rouge et du Cahors ancien à une sortie pédagogique et gourmande!



"Qu'est ce qu'on fait avec les citrouilles?" demande Monique Malique, animatrice en chef du jardin paysage de Bégoux en ce jour d'Halloween. "De la soupe!" claironnent les enfants des quartiers de Terre Rouge et du Cahors ancien. Ils découvrent pour la première fois un autre jardin pourtant si près de chez eux! Dans l'espace social et citoyen de Terre Rouge ils ont pris l'habitude de venir planter, enlever les mauvaises herbes, entretenir, récolter les fruits et légumes Du jardin à l'assiette. Alors aujourd'hui, après la visite découverte du jardin paysage de Bégoux, ils rencontrent la sorcière Mimi et ses facéties dans la cabane de l'herboriste. Puis comme le temps n'est pas clément, ils écoutent les histoires racontées par Mimi de l'association Livres Echanges et finissent leur après midi par un bon goûter!

dimanche 24 juin 2018

:::RENAISSANCE, UN JARDIN FOISONNANT DANS LE PATIO DU CHAI:::

Alice Freytet, plasticienne paysagiste, précieuse conseillère pour Cahors Juin Jardins et les jardins paysage en Vallée du Lot, n'en finit pas de nous surprendre! Invitée à créer un jardin éphémère dans le patio du Chai (auberge de jeunesse de Cahors), elle a réussi avec Renaissance, la symbiose du contemporain de l'édifice avec le foisonnement du végétal.


Il est paraît-il / Des terres brûlées / Donnant plus de blé / Qu’un meilleur avril,
Et quand vient le soir / Pour qu’un ciel flamboie /Le rouge et le noir / Ne s’épousent-ils pas ? Partant des paroles d’une célèbre chanson de Jacques Brel, Alice Freytet, a imaginé, dans cet espace sobre et structuré aux lignes architecturales géométriques, la renaissance d’un jardin luxuriant dans une forêt brûlée. En toile de fond, la robe noire et blanche de l’édifice à l’intérieur duquel surgit en contraste, couleur et luxuriance. Une renaissance qui résonne avec la thématique 2018 du festival Cahors Juin Jardins : Demain se rêve (la tentation des forêts). A l’heure où les forêts se consument à des fins consuméristes, rêvons d’une économie plus sage qui progresse en symbiose avec la nature....
A découvrir au Chai, auberge de jeunesse de Cahors, 52 avenue André Breton.

 

RENAISSANCE
Alice Freytet, paysagiste d.p.l.g
Bois calciné, feuillage dense et vert, plantes à floraison orangée rouge

mercredi 13 juin 2018

:::PINNACULUM, MULTIPLICATION DE PINACLES AU MUSEE DES AUGUSTINS:::


Cahors Juin Jardins était invité cette année et pour la première fois, par le musée des Augustins à Toulouse dans le cadre de la manifestation nationale des Rendez-vous aux jardins. L'artiste Anaïs Lelièvre a proposé Pnnaculum, une installation en dessin et en volume. Une multiplication de pinacles a envahi le jardin du Cloître. Ils émergent de terre tels une archéologie inversée révélant une architecture de cristaux, minérale et sépulcrale. Photos de Philippe Cadu  





Ce projet Pinnaculum s’enracine dans l’histoire complexe de l’architecture du couvent puis du Musée des Augustins, avec ses multiples mutations (changement de fonction, transformations du bâti par démolitions, rénovations, restauration…). L’aspect stable et imposant du bâtiment s’appréhende dès lors dans sa dimension temporelle et transitoire, qui interroge aussi sur son devenir, ouvrant l’imaginaire à d’autres évolutions possibles.
                Evoquant ses pinacles (pointes les plus hautes d’une architecture gothique), des volumes enfoncés dans la terre, semblent pousser du jardin d’inspiration médiévale, parmi les végétaux en germination. Tel un bâti souterrain, émergeant partiellement en surface, ils suggèrent une suite encore enfouie et invitent ainsi à une sorte d’archéologie inversée : projection d’un futur impossible, et basculement incertain entre percée du bâti et fouille imaginaire. En écho avec les cyprès du jardin qui tendent à s’élever aussi haut que les pinacles, ces sculptures sont constituées d’un dessin d’un entrelacs de racines coupées de « faux cyprès » (Cyprès de Lawson). Les tracés vibrants en dématérialisent l’image telle un disegno intérieur, dessein mental, autant qu’ils en transcrivent les flux qui animent des processus de croissances ou de métamorphoses, tant végétales qu’architecturales.
                En ramenant les pinacles de leur hauteur céleste au sol de terre, le projet ravive aussi leur terreau originel : l’analogie entre le style gothique et les forêts a animé les plumes littéraires de Goethe, Chateaubriand notamment, et révèle l’architecture comme une cristallisation de forces de la nature. Aussi, plus largement, dit-on planter des graines et planter des fondations, planter sa tente, s’implanter sur un territoire… Entre la dynamique du processus de bâtir et les principes biologiques de germination et de croissance, des coïncidences se ramifient, de formes, de langage, d’histoire et d’imaginaire collectif.
                La ligne se manifeste là comme la restitution sensible d’un lien entre passé et devenir. Et son inscription (du latin in- « dans » et scribere « écrire ») dans ce lieu croise ces deux significations : l’acte graphique d’écrire, de dessiner, de transcrire, de tracer et de garder trace ; et l’acte existentiel consistant à se projeter dans un espace pour s’y installer et y habiter.
 Anaïs Lelièvre


« Les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l’architecture. »
François-René de Chateaubriand

« Avec la multitude de ses excroissances, les tours et les tourelles, les arcs-boutants, les gables, les pinacles, elle est, de l’extérieur, pareille à la forêt. A l’intérieur, on y retrouve les fières voûtes d’une allée d’arbres gigantesques. Sa nature est végétale, mais c’est aussi une végétation  de cristaux, une floraison de polyèdres qui se répètent à l’infini, toujours plus grands, toujours plus hauts et qui s’émiettent, taillés toujours d’une même façon. »
Jurgis Baltrusaitis, à propos des analyses de l’architecture gothique par Friedrich Schlegel 

samedi 2 juin 2018

:::Work In Progress - Vadim Otto Ursus - La forêt se passe à table:::


Le quatrième « Work In Progress » de 2018 est consacré à Vadim Otto Ursus. Il nous propose un repas préparé avec des conserves issues de récoltes sauvages dans une forêt proche de Berlin, associées à d'autres ingrédients, herbes sauvages, viandes locales, produits bio trouvés autour de Cahors. Il nous invite à la curiosité à travers une découverte ou une redécouverte de goûts authentiques issus de la nature.
Vidéo réalisée par Alain Astruc.
https://vimeo.com/273100320

vendredi 1 juin 2018

:::Work In Progress - Colson Wood - Installation:::

Le troisième « Work In Progress » de 2018 est consacré à Colson Wood. Son installation prend la forme d'un pont en bois constitué à la base d'éléments simples pour finir par donner un lien solide élégant et organique entre deux arbres. Retrouvez l'œuvre dans son stade final à partir d'aujourd'hui, dans le square Olivier de Magny. Vidéo réalisée par Alain Astruc.
https://vimeo.com/272950480