vendredi 17 mai 2019

:::Work In Progress - Lucie Laflorentie - Paysage de pierre:::

Le premier Work In Progress de Cahors Juin Jardins 2019 suit l'installation du travail de Lucie Laflorentie au Lycée des Territoires du Montat. Elle a conçu et réalisé avec les élèves une accumulation de roches, rehaussées de feuilles d'or, pour une sorte de skatepark tombé du ciel permettant la flânerie et le repos. Vidéo réalisée par Alain Astruc.


jeudi 25 avril 2019

::: PINNACULUM AU CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE SAINT-ETIENNE:::

Créée en juin 2018 à l’invitation du musée des Augustins de Toulouse, l’installation Pinnaculum de l'artiste Anaïs Lelièvre renaît à Cahors dans le cadre des 900 ans de la cathédrale Saint-Etienne et du festival Cahors Juin Jardins. Elle participe également d'un projet interrégional (Occitanie - PACA), intitulé Chantiers qui démarre jeudi 25 avril au Centre d'art Fernand Léger de Port-de-Bouc (PACA), dans lequel marches, démarches et éclatements se retrouvent dans plusieurs lieux d'art, de patrimoine et d'architecture.


Stratum (Sion) 1, 2018, installation immersive d'impressions numériques sur papier (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Schiste argileux (Sion), planches et mobilier récupérés sur site. Résidence La Ferme-Asile, Sion, Suisse. Photo Robert Hofer.

"De Port-de-Bouc à Loupian en passant par Cahors, Anaïs Lelièvre décline, par jeu d’éclatements et de rassemblements propres à son nomadisme, les différentes étapes de son chantier.(...). Architectural, historique, spatial ou psychique, il fait se rencontrer des réalités diverses d’une archéologie à la fois antique et contemporaine au cœur d’un parcours interrégional."(Laure Lamarre-Flores, Directrice du Centre d’arts Fernand Léger de Port-de-Bouc- Revue Semaine Anaïs Lelièvre, Chantiers (prémices)) 
L'installation Pinnaculum, réinterprétée à Cahors à partir du 31 mai prochain dans le cloître de la cathédrale Saint-Etienne et dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins, est la seconde étape de cette démarche interrégionale, après l'exposition Coquilles au Centre d'Art Fernand Léger de Port-de-Bouc (25 avril - 15 mai) et avant Stratum au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj (28 juin - 22 septembre). 

Patron de pinacle, pour l'installation Pinnaculum, 2018. 


"Le projet Pinnaculum s’enracine dans l’histoire complexe de l’architecture du couvent puis du Musée des Augustins (Toulouse), avec ses multiples mutations (changement de fonction, transformations du bâti par démolitions, rénovations, restauration…). Évoquant les pinacles du monument (pointes les plus hautes d’une architecture gothique), des volumes enfoncés dans la terre, semblent pousser du jardin d’inspiration médiévale, parmi les végétaux en germination" (Anaïs Lelièvre). 
Partant d'un seul dessin de racines de faux cyprès coupés, Anaïs Lelièvre poursuit son process de répétition d'un motif unique imprimé sur des plaques de PVC puis mis en volume de forme de pinacles.  
Nourrie des écrits de Chateaubriand, pour qui l'architecture gothique trouve son origine dans la structure des forêts, la réinterprétation de Pinnaculum au cloître de la cathédrale Saint-Etienne tisse un lien symbolique entre les sites de Cahors et Toulouse à travers l’histoire du style gothique et l’art du jardin… 
 Pinnaculum (détail), 2018, installation de 90 volumes en PVC forex imprimé (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Racines de faux cyprès coupées, dimensions variées (hauteur maximale 1,90 m). Musée des Augustins, Toulouse. Cahors Juin Jardins. Résidence Atelier TA, Toulouse.

Chantiers en quelques dates:

Coquilles — 27 avril / 15 juin 2019

Restitution de résidence au Centre d’Art Fernand Léger et dans la ville.
Printemps de l’Art contemporain [PAC] - Marseille expos.
« Des marches, démarches » du FRAC PACA.

Pinnaculum — 31 mai / 30 juin 2019
Installation dans le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors.
Festival Cahors Juin Jardins.

900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne.

Stratum — 28 juin / 22 septembre 2019
Exposition au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la
F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj.


mardi 16 avril 2019

:::MANGER LA TERRE ET DEVENIR PLANTE:::

Cahors Juin Jardins invite pour cette nouvelle édition du festival, l'artiste Karine Bonneval à nous faire littéralement manger la terre en un rituel contemplatif et gustatif qui interroge symboliquement notre relation à la terre.




Le travail de Karine Bonneval s’appuie sur les ressources de la nature et de la science pour enrichir une recherche portant sur une nouvelle façon de donner à voir et à percevoir le monde vivant qui nous entoure. Pour Cahors Juin Jardins, Karine Bonneval propose de composer un paysage sonore pour un rituel de dégustation, Manger la terre (et devenir plantes?), fruit d’un travail entamé depuis plusieurs années autour des échanges invisibles entre végétal et humain. 

Le projet fait notamment suite à une collaboration menée par l’artiste avec la bioacousticienne Fanny Rybak, autour des sons de la terre ayant donné lieu à une installation de céramiques sonores Listen to the soil (écouter la terre), créée entre Berlin et la Région Centre en 2017.
 A Cahors, le projet de Karine Bonneval devient participatif dans sa préparation, invitant l'ethnobotaniste Claudine Boyer à nous faire découvrir les plantes sauvages comestibles que l'on trouve sur le territoire lotois, proposant au chef pâtissier Jérôme Moulinou (Les Gourmandises de Lilu à Cahors) d'imaginer les arômes de la terre issus des produits du Lot et collaborant avec  la céramiste Ingrid Paul (MJC de Cahors) en vu de créer collectivement les petits bols qui seront offerts aux visiteurs du festival pendant un rituel quasi cérémoniel en hommage à notre terre nourricière. 

Manger la terre, rituel contemplatif et gustatif le 31 mai et 1er juin pendant le festival Cahors Juin Jardins... 

vendredi 5 avril 2019

:::NEW DEAL, A L'HEURE DU GREENWASHING:::

Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… Invités par le festival Cahors Juin Jardins, les artistes Adrien Fricheteau et Cédric Simon investissent cette année le jardin et la Galerie WAM Créateurs à Cahors pour nous faire découvrir les arcanes du green washing...

   

Adrien Fricheteau et Cédric Simon collaborent depuis 2017 au sein de l’association « La Poudre », poursuivant une complicité dont les racines remontent au collège, moment de l'élaboration de leurs premières saga-fictions politiques ! A travers New Deal, projet mené dans le jardin et la galerie WAM Créateurs à Cahors, le duo d’artistes cherche à révéler quelques arcanes de ce système de réal-fiction, questionnant les pratiques dites du green marketing ou green washing, ou comment verdir l'image d'une entreprise ou d'un produit, afin de le rendre écologiquement correct. Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… S'appuyant sur le projet de leur complice et expert Alain Frestuc, promoteur immobilier, les deux artistes tentent de décortiquer le mystère de l'écologie de marché. La fiction du New deal, proposée par Adrien Fricheteau et Cédric Simon, pousse l'absurdité du procédé jusqu'à son point de dysfonctionnement ; moment ou l'illusion est rendue lisible. (Plus d’infos)

mardi 2 avril 2019

:::INVASION RHIZOMATIQUE AU COLLÈGE GAMBETTA:::

Ce n'est pas la première fois qu'un artiste intervient dans la belle cour Joachim Murat du collège Gambetta à Cahors, mais c'est bien la première fois qu'une artiste s'installe pendant un mois de résidence au collège en vue de créer une oeuvre collaborative.



Gaëlle Villedary est invitée pour la prochaine édition du festival à réaliser une oeuvre monumentale, invasion rhizomatique, inspirée de la thématique Cahors Juin Jardins 2019: Naturalités, le retour à l'artifice. Composée, entre autres, de matériaux naturels, dont une récolte de branches d'essences multiples issue de l'élagage des espaces verts de la Ville de Cahors et des contributions diverses de volontaires, l'installation invite les élèves du collège, leurs enseignants et les agents qui le souhaitent, à participer à son élaboration de pendant tout le mois de mai. 

vendredi 22 mars 2019

:::NATURALITÉS, LE RETOUR A L'ARTIFICE:::

Cahors Juin Jardins  prépare cette année une 14ème édition qui s'inscrit dans un contexte environnemental, politique, social et culturel, fragile et intranquille. Avec pour thématique Naturalités, le retour à l’artifice! , le festival poursuit son questionnement sur l'impact de nos comportements et la résistance de la nature. 


                                                                    Tétus-Gaëlle Villedary

Qu’est-ce que la naturalité aujourd’hui ? Une nature qui surgit spontanément ? Un processus dynamique non contrarié par l’homme ? Un état primitif de l’environnement sans l’influence humaine ? Ne désigne-t-elle pas plutôt la culpabilité de l’homme qui,  constatant l’impact de ses agissements sur la planète et redoutant ces conséquences, prône un retour fantasmé à la nature ? Ou plutôt un retour à l’artifice ? L'artifice est un des outils de l'artiste, lanceur d'alerte à sa manière. Le chantier de la première ville forêt vient de commencer à Liuzhou dans le sud de la Chine, inversant comme un leurre l’invasion de la nature dans la ville et promettant moins de polluants, plus d’arbres, moins de CO2, plus d’oxygène… écoblanchiment ou prise de conscience? La transition serait-elle enfin en marche ? Peut-on imaginer un monde où l’homme est l’allié de la nature ? Ou la fin du mois et la fin du monde relève du même nécessaire développement durable?

He that plants trees loves others besides himself, celui qui plante des arbres aime ses semblables, affirmait Thomas Fuller au 17ème siècle. Les 7000 chênes plantés en 1982 par l’artiste allemand Joseph Beuys à la Documenta 7 de Kassel annonçaient déjà un nouveau rapport à la nature en sonnant l'alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie.

Avec Naturalités, le retour à l’artifice, Cahors Juin Jardins contribue à sa manière à la transition en accueillant des artistes qui produisent des oeuvres végétales, conceptuelles, spectaculaires, participatives et performatives...
En créant collectivement des jardins paysage et des jardins qui font le trait-d'union entre les quartiers...
En accueillant des ethno-botanistes, herboristes et chercheurs soucieux de nous instruire sur l'intelligence de la nature quand on ne parle que d'intelligence artificielle... 
En imaginant une terre comestible...
En invitant des éco-créateurs de nos modes de vie future...
En pointant du doigt le green washing (cette bonne conscience verte qui cache de vils intérêts)...
Et en continuant de croire qu'un autre mode est possible!

lundi 4 février 2019

:::DÉCOUVREZ L'AFFICHE CAHORS JUIN JARDINS 2019:::


Nous sommes heureux de vous présenter l'identité visuelle de la 14ème édition du festival Cahors Juin Jardins. Elle est signée Simon Wildsmith, artiste Anglais installé depuis de nombreuses années dans le Lot. Peintre, adepte du collage numérique et collectionneur passionné de tapisseries, Simon Wildsmith a souhaité renouveler l'image du festival par un visuel qui flirte avec l'illustration, l'absurde, l'enchantement et le foisonnement. 
Simon Wildsmith crée avec un sens inouï de l’esthétisme et une grâce certaine, écrit Blandine Dubois à son propos. En tendant vers l’harmonie, la subtilité et la complexité, il réussit à sublimer sa douce et sincère révolte contre ce qui entache l’humain. Bien que passé au prisme du contrôle rationnel de chaque pixel, chacun de ses tableaux a la capacité de faire rêver.
La nature extravagante, le bestiaire fantastique et les signes énigmatiques qui le composent répondent de manière personnelle et juste à la thématique 2019 du festival... à découvrir prochainement.

samedi 3 novembre 2018

:::Le jardin de Bégoux accueille les jardiniers en herbe des quartiers de Cahors:::

Le 31 octobre n'est pas seulement le jour d'Halloween dans le quartier rural de Bégoux. C'était aussi l'occasion d'inviter les jeunes participants du jardin à l'assiette de Terre Rouge et du Cahors ancien à une sortie pédagogique et gourmande!



"Qu'est ce qu'on fait avec les citrouilles?" demande Monique Malique, animatrice en chef du jardin paysage de Bégoux en ce jour d'Halloween. "De la soupe!" claironnent les enfants des quartiers de Terre Rouge et du Cahors ancien. Ils découvrent pour la première fois un autre jardin pourtant si près de chez eux! Dans l'espace social et citoyen de Terre Rouge ils ont pris l'habitude de venir planter, enlever les mauvaises herbes, entretenir, récolter les fruits et légumes Du jardin à l'assiette. Alors aujourd'hui, après la visite découverte du jardin paysage de Bégoux, ils rencontrent la sorcière Mimi et ses facéties dans la cabane de l'herboriste. Puis comme le temps n'est pas clément, ils écoutent les histoires racontées par Mimi de l'association Livres Echanges et finissent leur après midi par un bon goûter!

dimanche 24 juin 2018

:::RENAISSANCE, UN JARDIN FOISONNANT DANS LE PATIO DU CHAI:::

Alice Freytet, plasticienne paysagiste, précieuse conseillère pour Cahors Juin Jardins et les jardins paysage en Vallée du Lot, n'en finit pas de nous surprendre! Invitée à créer un jardin éphémère dans le patio du Chai (auberge de jeunesse de Cahors), elle a réussi avec Renaissance, la symbiose du contemporain de l'édifice avec le foisonnement du végétal.


Il est paraît-il / Des terres brûlées / Donnant plus de blé / Qu’un meilleur avril,
Et quand vient le soir / Pour qu’un ciel flamboie /Le rouge et le noir / Ne s’épousent-ils pas ? Partant des paroles d’une célèbre chanson de Jacques Brel, Alice Freytet, a imaginé, dans cet espace sobre et structuré aux lignes architecturales géométriques, la renaissance d’un jardin luxuriant dans une forêt brûlée. En toile de fond, la robe noire et blanche de l’édifice à l’intérieur duquel surgit en contraste, couleur et luxuriance. Une renaissance qui résonne avec la thématique 2018 du festival Cahors Juin Jardins : Demain se rêve (la tentation des forêts). A l’heure où les forêts se consument à des fins consuméristes, rêvons d’une économie plus sage qui progresse en symbiose avec la nature....
A découvrir au Chai, auberge de jeunesse de Cahors, 52 avenue André Breton.

 

RENAISSANCE
Alice Freytet, paysagiste d.p.l.g
Bois calciné, feuillage dense et vert, plantes à floraison orangée rouge

mercredi 13 juin 2018

:::PINNACULUM, MULTIPLICATION DE PINACLES AU MUSEE DES AUGUSTINS:::


Cahors Juin Jardins était invité cette année et pour la première fois, par le musée des Augustins à Toulouse dans le cadre de la manifestation nationale des Rendez-vous aux jardins. L'artiste Anaïs Lelièvre a proposé Pnnaculum, une installation en dessin et en volume. Une multiplication de pinacles a envahi le jardin du Cloître. Ils émergent de terre tels une archéologie inversée révélant une architecture de cristaux, minérale et sépulcrale. Photos de Philippe Cadu  





Ce projet Pinnaculum s’enracine dans l’histoire complexe de l’architecture du couvent puis du Musée des Augustins, avec ses multiples mutations (changement de fonction, transformations du bâti par démolitions, rénovations, restauration…). L’aspect stable et imposant du bâtiment s’appréhende dès lors dans sa dimension temporelle et transitoire, qui interroge aussi sur son devenir, ouvrant l’imaginaire à d’autres évolutions possibles.
                Evoquant ses pinacles (pointes les plus hautes d’une architecture gothique), des volumes enfoncés dans la terre, semblent pousser du jardin d’inspiration médiévale, parmi les végétaux en germination. Tel un bâti souterrain, émergeant partiellement en surface, ils suggèrent une suite encore enfouie et invitent ainsi à une sorte d’archéologie inversée : projection d’un futur impossible, et basculement incertain entre percée du bâti et fouille imaginaire. En écho avec les cyprès du jardin qui tendent à s’élever aussi haut que les pinacles, ces sculptures sont constituées d’un dessin d’un entrelacs de racines coupées de « faux cyprès » (Cyprès de Lawson). Les tracés vibrants en dématérialisent l’image telle un disegno intérieur, dessein mental, autant qu’ils en transcrivent les flux qui animent des processus de croissances ou de métamorphoses, tant végétales qu’architecturales.
                En ramenant les pinacles de leur hauteur céleste au sol de terre, le projet ravive aussi leur terreau originel : l’analogie entre le style gothique et les forêts a animé les plumes littéraires de Goethe, Chateaubriand notamment, et révèle l’architecture comme une cristallisation de forces de la nature. Aussi, plus largement, dit-on planter des graines et planter des fondations, planter sa tente, s’implanter sur un territoire… Entre la dynamique du processus de bâtir et les principes biologiques de germination et de croissance, des coïncidences se ramifient, de formes, de langage, d’histoire et d’imaginaire collectif.
                La ligne se manifeste là comme la restitution sensible d’un lien entre passé et devenir. Et son inscription (du latin in- « dans » et scribere « écrire ») dans ce lieu croise ces deux significations : l’acte graphique d’écrire, de dessiner, de transcrire, de tracer et de garder trace ; et l’acte existentiel consistant à se projeter dans un espace pour s’y installer et y habiter.
 Anaïs Lelièvre


« Les hommes ont pris dans les forêts la première idée de l’architecture. »
François-René de Chateaubriand

« Avec la multitude de ses excroissances, les tours et les tourelles, les arcs-boutants, les gables, les pinacles, elle est, de l’extérieur, pareille à la forêt. A l’intérieur, on y retrouve les fières voûtes d’une allée d’arbres gigantesques. Sa nature est végétale, mais c’est aussi une végétation  de cristaux, une floraison de polyèdres qui se répètent à l’infini, toujours plus grands, toujours plus hauts et qui s’émiettent, taillés toujours d’une même façon. »
Jurgis Baltrusaitis, à propos des analyses de l’architecture gothique par Friedrich Schlegel 

samedi 2 juin 2018

:::Work In Progress - Vadim Otto Ursus - La forêt se passe à table:::


Le quatrième « Work In Progress » de 2018 est consacré à Vadim Otto Ursus. Il nous propose un repas préparé avec des conserves issues de récoltes sauvages dans une forêt proche de Berlin, associées à d'autres ingrédients, herbes sauvages, viandes locales, produits bio trouvés autour de Cahors. Il nous invite à la curiosité à travers une découverte ou une redécouverte de goûts authentiques issus de la nature.
Vidéo réalisée par Alain Astruc.
https://vimeo.com/273100320

vendredi 1 juin 2018

:::Work In Progress - Colson Wood - Installation:::

Le troisième « Work In Progress » de 2018 est consacré à Colson Wood. Son installation prend la forme d'un pont en bois constitué à la base d'éléments simples pour finir par donner un lien solide élégant et organique entre deux arbres. Retrouvez l'œuvre dans son stade final à partir d'aujourd'hui, dans le square Olivier de Magny. Vidéo réalisée par Alain Astruc.
https://vimeo.com/272950480




jeudi 31 mai 2018

:::Work In Progress - Julie Legrand - Assemblées:::


Le deuxième « Work In Progress » de 2018 est consacré à Julie Legrand. « Assemblées » présente des colonnes de verres faites d'assemblage minutieux de vaisselle de toutes origines. Retrouvez l'œuvre dans son stade final à partir du premier juin, dans la cour du Collège Gambetta. Vidéo réalisée par Alain Astruc
https://vimeo.com/272666659


mardi 29 mai 2018

:::Work In Progress - Xavier Rèche - Géant creux couché:::


Le premier « Work in progress » de l'année 2018 est consacré au travail de Xavier Rèche. « Géant creux couché » est une évocation sous tension, à partir d'éléments minimalistes, des forêts de chataîgners, des contes de fées. Retrouvez l'œuvre dans son stade final à partir du premier juin, place Bergon. Vidéo réalisée par Alain Astruc
https://vimeo.com/272208976




vendredi 25 mai 2018

:::LE RONCIER SENTIMENTAL DE MARYSE VAUGARNY:::

Depuis avril 2017, Maryse Vaugarny, artiste et auteur, a ouvert Le musée Sentimental, espace hors norme qu'elle transforme à chaque fois en s'inspirant d'un conte. Cette année, elle y installe un véritable roncier que l'on pourra découvrir pendant le festival Cahors Juin Jardins...



Ce n'est pas un vrai musée. Ni une galerie. C'est un lieu étrange et sentimental, rempli d'objets chargés de contes et d'anecdotes. Une chambre des merveilles en quelque sorte. Et c'est l'univers de Maryse Vaugarny, artiste et auteur. Installé au fond de la rue du Château du Roi, on ne s'étonnera donc pas que le Musée Sentimental accueille cette année la Belle au bois dormant qui attend patiemment un prince charmant. Pas n'importe lequel. Celui qui saura écrire la plus belle lettre sur le baiser qui réveillera la belle... 
Pour cela, il faudra franchir le roncier... Et c'est là que Maryse Vaugarny sait nous surprendre. Elle a installé dans sa galerie un véritable roncier avec un seul passage par lequel ne rentre qu'une seule personne...
En proposant la thématique Demain se rêve (la tentation des forêts), Cahors Juin jardins 2018 ne pouvait pas passer à côté du travail subtil et décalé de Maryse Vaugarny. "Le conte, c'est ma nature profonde et le roncier de la Belle au bois dormant est un lieu de conte qui interroge l'enfant et l'adulte, le possible et l'impossible, le beau et l'effrayant, le réel et le surnaturel..." explique Maryse Vaugarny. L'écriture est sa 2ème nature. Elle la pratique depuis l'enfance, d'abord la description de sa maison comme un roman, puis elle accompagne les gens dans leur propre acte d'écriture dans le cadre des ateliers de la maison verte. Ainsi donc, les lettres écrites par les visiteurs sur le baiser qui réveillera la Belle au bois dormant feront l'objet d'une publication.
Cela ne nous dit pas en revanche s'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants...

L'exposition Passé le Roncier est ouverte les 1er et 3 juin de 10h30 à 19h pendant le festival.
Dimanche 3 juin de 14h à 19h, atelier d'écriture Le baiser qui réveilla la belle...
Pendant le mois de juin, ouverture du musée sentimental les mercredi et vendredi (sauf le 22 juin).


vendredi 18 mai 2018

:::OCTOZONE, GÉOMÉTRIE ET RÉPÉTITION DE FORME:::

Dans le cadre de la 6ème résidence de création au lycée des Territoires de Cahors - Le Montat, les élèves de 1ère GMNF (gestion des milieux naturels et de la faune) ont pu découvrir le travail du bois avec l'artiste Colson Wood. OCTOZONE est un volume octogonal basé sur la répétition décalée de formes. A voir au Lycée des Territoires les 1er et 2ème week-end de juin dans le cadre du festival CAHORS JUIN JARDINS.



Vendredi 18 mai, OCTOZONE, l'oeuvre créée en résidence au lycée des Territoires du Montat était inaugurée. L'occasion pour les jeunes qui ont participé au projet tout au long de l'année de partager devant le public leur impression. 
Ca a commencé comme ça, avec un rêve de gosse: construire des cabanes. Quand on nous a parlé du projet, ça nous a plu tout de suite. Et puis on a rencontré Colson Wood. Avec lui, on s'est mis à discuter, à dessiner notre cabane imaginaire et puis il nous a montré ses créations. On a voulu travailler avec lui, le courant est tout de suite passé. Il nous a parlé du Baron Perché  d'Italo Calvino, ce jeune garçon qui s'est retiré dans une cabane dans les arbres et qui a refusé d'en sortir : parce qu'il refuse le mensonge , l'hypocrisie de la société, le monde adulte en quelque sorte. .. 

  

Alors, comme lui, on a construit notre propre cabane, notre monde secret, notre OCTOZONE qui est à la fois notre refuge et notre zone. Pour le construire il nous a fallu 68 octogones de tailles différentes, ce qui représente 544 bouts de bois, donc 1088 coupes et autant de vis!
Pour l'assemblage, on a superposé les octogones en les décalant à chaque fois de 5 degrés. Le diamètre du plus grand octogone est de 180 cm et le plus petit de 80...
Voilà, et comme  Demain se rêve est le thème de la 13ème édition du festival CAHORS JUIN JARDINS, à notre tour, nous vous donnons à voir, comme le dirait Paul ELuard, notre OCTOZONE!  Et un grand merci à Colson Wood, pour nous avoir conduits là, grâce à toi on s'est dépassé, merci l'artiste !

OCTOGONE est visitable au lycée des territoires du Montat les 1er et 2ème weekend de juin pendant le festival.

dimanche 6 mai 2018

:::TOUT SE PARTAGE DANS LE JARDIN PAYSAGE DE BEGOUX:::

Vendredi 4 mai, dans le jardin paysage du quartier rural de Bégoux (Cahors), les élèves de la classe de CE1 de l'école Maurice-Faure, sont venus récolter les petits légumes de saison semés dans les carrés potagers que les participants au jardin paysage de Bégoux leur ont mis à disposition. Un projet pédagogique et gustatif!




"Le radu c'est goutu!" Isabella, Medhi, Paul et leurs copains de la classe de CE1 de l'école Maurice-Faure à Bégoux croquent à pleines dents ce que leurs petites mains ont découvert en grattant la terre: des radis qu'ils ont plantés il y a quelques semaines. Au jardin pédagogique de Bégoux, créé dans le cadre du parcours des jardins paysage mené par Cahors Juin Jardins et le Parc naturel régional des Causses du Quercy, les enfants sont les bienvenus. Depuis plusieurs mois, ils viennent voir le jardin, apprennent comment poussent les plantes, légumes, fruits et aromatiques, préparent la terre, sèment les graines, découvrent leur croissance, les cueillent, les goûtent et ...les partagent. Cette année, leur maîtresse, Céline Dumas, a voulu sensibiliser ses élèves au jardinage et aux Incroyables Comestibles, projet citoyen parti de l'Angleterre et aujourd'hui mondialement partagé, qui consiste à créer des jardins ou des jardinières en ville ou à la campagne, dans lesquels les légumes, fruits et autres comestibles sont accessibles à tout le monde. "Tout se partage!" déclame Monique Malique, ancienne enseignante et conseillère pédagogique, présidente de l'antenne Cahors de l'association Paysage et Patrimoine sans frontière, très engagée dans le parcours des jardins paysage.
A Bégoux, le jardin paysage baptisé dès sa création Le jardin imparfait, se développe d'année en année, accueillant toujours plus de participants (enfants, adolescents, enseignants, associations).



Cette année, aidés par la paysagiste de Cahors Juin Jardins Alice Freytet, l'équipe du jardin de Bégoux a créé la cabane de l'herboriste qui vient compléter l'ensemble des aménagements du jardin. 
Avec les enfants, la cabane s'est remplie de jardinières d'incroyables comestibles et proposera des visites contées et une initiation à la magie des plantes pendant le festival Cahors Juin Jardins.

SAMEDI 9 JUIN
14h : visite contée du jardin
Imparfait, pédagogique et partagé. Rendez-vous
à la cabane de l’herboriste. La sorcière et ses In-
croyables Comestibles a plus d’un tour dans son sac!
DIMANCHE 10 JUIN
• Bégoux :
> À partir de 10 h : rendez-vous à la cabane
de l’herboriste pour une initiation à la magie des
herbes et des Incroyables Comestibles !
> 12h : repas Lot of Saveurs 
> 14h : visite contée du jardin Imparfait, pédago-
gique et partagé à la cabane de l’herboriste. La sor-
cière et ses Incroyables Comestibles ont plus d’un
tour dans leur sac !