vendredi 5 juin 2020

::: LE FESTIVAL CAHORS (JUIN) JARDINS REPORTÉ LES 2/3/4 OCTOBRE 2020 :::

Aujourd'hui, vendredi 5 juin 2020 devait commencer la 15ème édition du festival Cahors Juin Jardins autour de la thématique Symbiose, une renaissance de l'entraide. Il pleut et c'est tant mieux! Nous sommes heureux de vous informer que le festival Cahors (Juin) Jardins se tiendra les 2/3/4 octobre 2020.


La symbiose, c'est à dire l'association biologique, durable et réciproquement profitable entre deux ou plusieurs organismes vivants, est le mécanisme le plus partagé qui existe dans la nature, dans le monde animal (dont nous, humains), dans le cosmos comme dans l'infiniment petit (dont les virus). L'entraide est donc pour ainsi dire inscrite dans l'évolution du vivant. Fragile et vulnérable certes, mais résistante au chacun pour soi et à la compétition. On a pu le constater ces derniers mois.




 

L'équipe de Juin Jardins voulait vous présenter cette symbiose dans les jardins de Cahors, dans les Jardins paysage sur le territoire, dans les jardins des quartiers en transition. Elle voulait présenter le travail d'artistes sentinelles en quête de sens dans cette bio-culture du monde que nous façonnons et détruisons. Elle voulait réunir les participants et le public dans cette idée du partage des savoir-faire, de la frugalité joyeuse, de l'enchantement simple et essentiel des petites choses, des petites graines, des grandes espérances. Et puis il y a eu LE virus, LE confinement, LE déconfinement, LE monde d'avant,  L'entraide, La solidarité, LE monde d'après... Et l'annulation du festival en juin!

Est-ce que vous croyiez réellement que nous allions renoncer à nos rêves?

 

 
Nous sommes heureux de vous annoncer que le festival Cahors (Juin) Jardins est reporté le 1er weekend d'octobre. Nous assurerons les "fondamentaux" (les artistes dans les jardins, les parcours de jardins,les expositions, les ateliers, les conférences) mais nous serons malgré tout contraints d'alléger le festival (pas de village CJJ, pas de concerts, pas de restauration sur place...) et d'organiser des mesures sanitaires de prudence.
A très vite de nouvelles informations!

mardi 21 avril 2020

:::MON JARDIN MON CONFINEMENT:::

Chaque jour de confinement, nous proposons sur les Instagram et Facebook de Cahors Juin Jardins un court article #Mon jardin - Mon confinement. Une façon de garder le contact virtuellement avec notre public, les artistes, les intervenants, les participants du festival et d'évacuer le stress de la période en leur donnant la parole pour une humeur vagabonde, un poème, un haïku, un témoignage...  Chaque article est accompagné de leurs photographies en lien avec le jardin, la nature ou une plante sur sa fenêtre...

vendredi 17 avril 2020

::: REPORT DU FESTIVAL CAHORS JUIN JARDINS 2020:::

Suite à l'annonce du Président de la République lundi 13 avril 2020 relative à la poursuite du confinement jusqu'au 11 mai, ainsi qu'à la suspension de toutes manifestations culturelles jusqu'à mi juillet, nous sommes dans l'impossibilité de maintenir le festival Cahors Juin Jardins le 1er weekend de juin. Toutefois nous prévoyons son report en tout début de l'automne. L'équipe active, le bureau et le conseil d'administration de l'association travaillent ensemble à sa réalisation! D'ici-là, prenez soin de vous, suivez notre série #mon jardin-mon confinement sur notre et sur notre Facebook et sur notre Instagram (cahorsjuinjardins-#CJJ46) et contactez-nous à cahorsjuinjardins@hotmail.fr pour toute demande d'information.
A BIENTÔT!


mardi 24 mars 2020

:::Temps suspendu mais festival en préparation:::

En application des dispositions destinées à freiner la propagation de l’épidémie du Coronavirus, tous les ateliers, réunions et événements prévus sont annulés jusqu'à nouvel ordre. Malgré tout, nous continuons de préparer la 15ème édition du festival Cahors Juin Jardins, qui, nous l'espérons, se tiendra le 1er week-end de juin pendant la manifestation nationale des Rendez-Vous Aux Jardins.

                          


L'exposition en cours de Karine Veyres - Lisière, une invitation à pénétrer la forêt, est désormais fermée au public mais son travail sera à nouveau présenté à la médiathèque du Grand Cahors pendant le mois de juin 2020.


                         
                           



UNE RÉORGANISATION EN COURS

  • L'ensemble de l'équipe Juin Jardins télétravaille et reste mobilisée et joignable par mail, 
  • Nous adressons tout notre soutien et toute notre amitié aux artistes, intervenants, participants, associations culturelles, jardiniers, paysagistes, partenaires et institutionnels et les assurons que nous mettons tout en oeuvre pour organiser au mieux la prochaine édition du festival,
  • Il y aura probablement des ajustements et réorganisations à prévoir, 
  • Nous réfléchissons actuellement à des actions connectées chacun chez soi mais tous ensemble autour de la faune et de la flore
  • D'ici-là, nous vous invitons tous à profiter de ce temps en suspens pour lire, correspondre, échanger, créer, changer de rythme et méditer sur la solidarité et l'entraide, notre thématique 2020, en partie inspirée du livre de Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, L'entraide, l'autre loi de la jungle, plus que jamais d'actualité.  
Un examen attentif de l’éventail du vivant révèle que, de tout temps, les humains, les animaux, les plantes, les champignons et les micro-organismes – et même les économistes ! – ont pratiqué l’entraide. Qui plus est, ceux qui survivent le mieux aux conditions difficiles ne sont pas forcément les plus forts, mais ceux qui s’entraident le plus.
Martine Lemaître Demarquay
Présidente association Juin Jardins


CE QUE NOUS VOUS PRÉPARONS...

  
Stéphanie BOLOGNA
::: IN VIVO (au sein du vivant) :::
Résidence DRAC-DRAAF
Lycée des Territoires de Cahors - Le Montat
Oser visiter, parcourir les entrailles du vivant
                                       

Baptiste BREVART
::: Hôte doux hôte :::
Square Olivier de Magny
Hôte doux hôte est un projet de
construction / exposition d’un nichoir à oiseaux,
à échelle humaine,
Francis HALLÉ, Mark ALSTERLIND, Vincent LAJARIGE,  
::: FOREST ART PROJECT:::
Le CHAI
Travaux scientifiques et artistiques sous forme de dessins,
peintures et sculptures autour de la forêt

LE NEOCONSORTIUM
::: In Memoriam Petroleum :::
Jardin de la place Bergon
Le premier Moduloform commémoratif
dédié à la fin des hydrocarbures

Marianne PLO
::: Primal Screen :::
Cour Joachim Murat du Collège Gambetta
Résidence de création avec les élèves
Peintures sur plexiglas pour un répertoire de
formes et de références empruntées
à l'observation du vivant

 



Karine VEYRES
::: Lisière, une invitation à pénétrer la forêt :::
Médiathèque du Grand Cahors du 1 au 30 juin
La longer c’est s'approcher
 de ses différents états



















:::ASSEMBLÉE SAUVAGE:::
Installation participative
Square Jouvenel
renaissance sauvage, cette énergie vitale que l’on retrouve
dans la nature, dans le vivant et dans les périodes de transition
Marc PETIT
::: Gargouille, le premier homme ::: 
Jardins du Quai Lagrive, 400 quai Lagrive
Oeuvres inédites de la nouvelle série de Marc Petit 
présentée exceptionnellement
dans le jardin de l'artiste

:::Une jardin chez Galiot:::
Château d'Assier
Création d'un jardin participatif dans
le monument national du château d'Assier
inscrit dans le parcours des Jardins paysage
avec l'accompagnement de la paysagiste Alice Freytet
:::Carré Vicat:::
Lycée Louis Vicat (Souillac)
Réflexion autour de l'écosystème du lycée 
et de son patrimoine paysager
avec les élèves éco-délégués
et l'accompagnement de la paysagiste Alice Freytet
Inscrit dans le parcours des Jardins paysage
 
::::::
 
... Et la balade des jardins privés de Cahors; le circuit des quartiers de Cahors pour une transition par les jardins, le parcours des jardins paysage sur le territoire...

vendredi 28 février 2020

::: Lisière, une invitation à pénétrer la forêt :::


L’association Juin Jardins invite l’artiste lotoise Karine Veyres à exposer ses nouvelles peintures à l’encre autour du thème de la forêt, du 4 au 29 mars au Chai -52 avenue André Breton à Cahors. Une immersion ardente et fébrile dans une forêt originelle présentée en grand format.



Pour sa première exposition au Chai, auberge de jeunesse à Cahors, l’association Juin Jardins poursuit sa recherche sur la forêt. Espace refuge mais aussi ressource exploitée, industrialisée, brulée, la forêt est un écosystème vivant, objet de toutes les attentions et de toutes les convoitises. L’invitation faite à l’artiste Karine Veyres propose une nouvelle perspective de la forêt.
On connait le travail de Karine Veyres. Le motif est précis et tranché ; la couleur plutôt monochrome et souvent rouge. Lisière au contraire est une invitation luxuriante à pénétrer la forêt. L’approche picturale a changé. Une fébrilité que l’encre et le papier stimulent réunit tout le spectre de la couleur. La forêt de Karine Veyres semble vibrer, vivante. « Il a fallu les températures excessives de l'été dernier pour que se produise l’inattendu, explique l’artiste. Mes crayons et mes gouaches rouges sont devenus incandescents et se fût la naissance des premières forêts bleues et vertes, les Luxuriances puis Lisière en 2020. »
Les détails de la forêt en petits formats sont exposés horizontalement sur des tables vitrines en bois brut local fabriquées pour l’occasion, tandis qu’une véritable fresque de près de 10m flotte verticalement. La longer c’est approcher la lisière de la forêt, les différents états de ses arbres, ses lueurs, son temps imaginaire et l’émotion de l’artiste.

L’exposition sera inaugurée le vendredi 6 mars à 18h et un atelier, Terre et Graine, tout public est proposé le samedi 7 mars de 14h à 16h sur réservation à cahorsjuinjardins@hotmail.fr


Interview Juin Jardins – Karine Veyres
On connait votre travail autour du rouge, passion, fougue puis ses déclinaisons sur papier, en épaisseur. La couleur, souvent monochrome, est très présente dans votre travail. Mais seule, sur un motif, nature, architecture, relief d'un souvenir... Et voilà que Lisière est une exposition où tout le spectre de la couleur est présent. Que se passe-t-il ?
J'y pensais depuis quelques temps déjà mais mes différentes tentatives n'aboutissaient pas vraiment. Il a fallu les températures excessives de l'été dernier pour que se produise l’inattendu ! Mes crayons et mes gouaches rouges sont devenus incandescents et se fût la naissance des premières forêts bleues et vertes, les Luxuriances puis Lisière en 2020.


L'exposition Lisière semble être une voyage onirique dans la forêt. Elle nous invite à la pénétrer, à suivre sa lumière; ses lumières. Que représente la forêt pour vous aujourd'hui? Pourquoi arrive-t-elle maintenant dans votre démarche?
Le motif de la forêt n'est pas arrivé par hasard. Il était déjà présent en 2014 dans les dessins « Natures exubérantes », puis en 2017 avec les gouaches de la série « Ça Brûle ». Avec Lisière, la forêt s'est surtout déployée sur 10 mètres de long. C'est une vision onirique oui, menacée, protectrice et ouverte. C'est la vie simplement.


La lisière est une interstice, un passage, une étape...  Si on la traverse que se passe-t-il dans la forêt?
Peut-être basculerons-nous dans un autre monde ! Un monde plus respectueux, je le souhaite, de son prochain et de la nature.




Dans votre démarche artistique, la nature a une place importante. On dirait qu'elle est toujours là, même quand elle s'exprime à travers vos figures féminines ou dans l'architecture. Qu'est ce que vos créations racontent de votre attachement à la nature?Tout est parti du geste, de la succession de touches fines. Ce geste fait lien dans mon travail, que ce soit en dessin, en gravure ou en peinture. C'est lui qui dicte le plus souvent le chemin de ma pensée. Il est parfois ambivalent et représente aussi bien la pilosité, l'herbe, le feu, les feuilles ou encore matérialise le vent ou le souffle. Mon attachement à la nature ? Il vient peut-être de mes origines paysannes mais pas uniquement. Bien souvent la nature nous bouleverse de beauté n'est-ce pas ? Elle sert la contemplation et par la création, je me permets de la rêver.


Inauguration  de l’exposition: vendredi 6 mars à 18h


Atelier, Terre et Graine:  samedi 7 mars de 14h à 16h sur réservation à cahorsjuinjardins@hotmail.fr

mardi 7 janvier 2020

::: MEILLEURS VOEUX 2020! :::


Toute l'équipe de l'association Juin Jardins 

vous souhaite ses meilleurs vœux!



 2020: Symbiose* une renaissance de l'entraide...


*association biologique, durable et réciproquement profitable de deux ou plusieurs organismes vivants.

samedi 1 juin 2019

:::Work In Progress - Karine Bonneval - Manger la terre:::

Pour le sixième et dernier Work In Progress, nous allons au Square Jouvenel découvrir la performance « Manger la terre » de Karine Bonneval , qui invite le public à goûter de délicieuses préparations texturées comme de la terre, élaborées avec Jérôme Moulinou, déguster des plantes sauvages glanées par la botaniste Claudine Boyer, écouter des céramiques diffusant des échantillons de sons de terre, pour évoquer la relation entre la plante et son sol et en donner une interprétation adaptée aux sens humains.






vendredi 31 mai 2019

:::Work In Progress - Anaïs Lelièvre - Pinnaculum:::

Le cinquième Work In Progress de 2019 est consacré à l'installation « Pinnaculum » d'Anaïs Lelièvre, créée sous les cyprès du jardin du cloître du musée des Augustins à Toulouse à l'occasion de Cahors Juin Jardins 2018, et mise en place d'une manière nouvelle à la cathédrale Saint Étienne de Cahors. Des volumes architecturaux, présentant des surfaces végétales dessinées, évoquant le dialogue entre architecture, nature et rapport au temps.



Chantiers en quelques dates:

Coquilles — 27 avril / 15 juin 2019

Restitution de résidence au Centre d’Art Fernand Léger et dans la ville.
Printemps de l’Art contemporain [PAC] - Marseille expos.
« Des marches, démarches » du FRAC PACA.

Pinnaculum — 31 mai / 30 juin 2019
Installation dans le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors.
Festival Cahors Juin Jardins.

900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne.

Stratum — 28 juin / 22 septembre 2019
Exposition au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la
F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj.

mercredi 29 mai 2019

:::Work In Progress - Adrien Fricheteau & Cédric Simon - New Deal:::

À la galerie WAM, Adrien Fricheteau & Cédric Simon installent la succursale de leur compagnie transnationale fictionnelle qui vend du rêve écolo mais bétonne et pollue sans vergogne. Fiction, performance, son, vidéo, et dans ce Work In Progress, le montage de la maquette du parking en béton écolo que Building For Children veut imposer à Cahors.



Adrien Fricheteau & Cédric Simon - CJJ 2019 from Alain Astruc on Vimeo.

mardi 28 mai 2019

:::Work In Progress - Moonwalklocal - À bout de courses ! :::

Avec l'aide de bénévoles de Cahors Juin Jardins, le collectif de Bordeaux Moonwalklocal envahit les allées Fénelon avec son armée surréaliste de 300 chariots de supermarché, porteurs de mauvaises herbes dans leurs écrins rose fluo, comme pour représenter une époque qui vend le vivant mais menace de se faire submerger par le retour de la nature.

:::Work In Progress - Gaëlle Villedary - Sous égide:::

Le deuxième Work In Progress de 2019 s'attache à montrer le travail de Gaëlle Villedary, qui utilise des branches d'élagage, en partie dénudées et partiellement recouvertes d'une armure d'écailles faite de punaises en laiton, comme prises à mi-chemin dans une métamorphose. Vidéo réalisée par Alain Astruc





vendredi 17 mai 2019

:::Work In Progress - Lucie Laflorentie - Paysage de pierre:::

Le premier Work In Progress de Cahors Juin Jardins 2019 suit l'installation du travail de Lucie Laflorentie au Lycée des Territoires du Montat. Elle a conçu et réalisé avec les élèves une accumulation de roches, rehaussées de feuilles d'or, pour une sorte de skatepark tombé du ciel permettant la flânerie et le repos. Vidéo réalisée par Alain Astruc.


jeudi 25 avril 2019

::: PINNACULUM AU CLOÎTRE DE LA CATHÉDRALE SAINT-ETIENNE:::

Créée en juin 2018 à l’invitation du musée des Augustins de Toulouse, l’installation Pinnaculum de l'artiste Anaïs Lelièvre renaît à Cahors dans le cadre des 900 ans de la cathédrale Saint-Etienne et du festival Cahors Juin Jardins. Elle participe également d'un projet interrégional (Occitanie - PACA), intitulé Chantiers qui démarre jeudi 25 avril au Centre d'art Fernand Léger de Port-de-Bouc (PACA), dans lequel marches, démarches et éclatements se retrouvent dans plusieurs lieux d'art, de patrimoine et d'architecture.


Stratum (Sion) 1, 2018, installation immersive d'impressions numériques sur papier (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Schiste argileux (Sion), planches et mobilier récupérés sur site. Résidence La Ferme-Asile, Sion, Suisse. Photo Robert Hofer.

"De Port-de-Bouc à Loupian en passant par Cahors, Anaïs Lelièvre décline, par jeu d’éclatements et de rassemblements propres à son nomadisme, les différentes étapes de son chantier.(...). Architectural, historique, spatial ou psychique, il fait se rencontrer des réalités diverses d’une archéologie à la fois antique et contemporaine au cœur d’un parcours interrégional."(Laure Lamarre-Flores, Directrice du Centre d’arts Fernand Léger de Port-de-Bouc- Revue Semaine Anaïs Lelièvre, Chantiers (prémices)) 
L'installation Pinnaculum, réinterprétée à Cahors à partir du 31 mai prochain dans le cloître de la cathédrale Saint-Etienne et dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins, est la seconde étape de cette démarche interrégionale, après l'exposition Coquilles au Centre d'Art Fernand Léger de Port-de-Bouc (25 avril - 15 mai) et avant Stratum au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj (28 juin - 22 septembre). 

Patron de pinacle, pour l'installation Pinnaculum, 2018. 


"Le projet Pinnaculum s’enracine dans l’histoire complexe de l’architecture du couvent puis du Musée des Augustins (Toulouse), avec ses multiples mutations (changement de fonction, transformations du bâti par démolitions, rénovations, restauration…). Évoquant les pinacles du monument (pointes les plus hautes d’une architecture gothique), des volumes enfoncés dans la terre, semblent pousser du jardin d’inspiration médiévale, parmi les végétaux en germination" (Anaïs Lelièvre). 
Partant d'un seul dessin de racines de faux cyprès coupés, Anaïs Lelièvre poursuit son process de répétition d'un motif unique imprimé sur des plaques de PVC puis mis en volume de forme de pinacles.  
Nourrie des écrits de Chateaubriand, pour qui l'architecture gothique trouve son origine dans la structure des forêts, la réinterprétation de Pinnaculum au cloître de la cathédrale Saint-Etienne tisse un lien symbolique entre les sites de Cahors et Toulouse à travers l’histoire du style gothique et l’art du jardin… 
 Pinnaculum (détail), 2018, installation de 90 volumes en PVC forex imprimé (avec agrandissements, rétrécissements) du dessin Racines de faux cyprès coupées, dimensions variées (hauteur maximale 1,90 m). Musée des Augustins, Toulouse. Cahors Juin Jardins. Résidence Atelier TA, Toulouse.

Chantiers en quelques dates:

Coquilles — 27 avril / 15 juin 2019

Restitution de résidence au Centre d’Art Fernand Léger et dans la ville.
Printemps de l’Art contemporain [PAC] - Marseille expos.
« Des marches, démarches » du FRAC PACA.

Pinnaculum — 31 mai / 30 juin 2019
Installation dans le Cloître de la Cathédrale Saint-Étienne de Cahors.
Festival Cahors Juin Jardins.

900e anniversaire de la cathédrale Saint-Étienne.

Stratum — 28 juin / 22 septembre 2019
Exposition au Musée de Site Gallo-Romain [Villa Loupian] et sur la
F.L.A.C. [Façade Locale d’Art Contemporain] de l’Espace o25rjj.


mardi 16 avril 2019

:::MANGER LA TERRE ET DEVENIR PLANTE:::

Cahors Juin Jardins invite pour cette nouvelle édition du festival, l'artiste Karine Bonneval à nous faire littéralement manger la terre en un rituel contemplatif et gustatif qui interroge symboliquement notre relation à la terre.




Le travail de Karine Bonneval s’appuie sur les ressources de la nature et de la science pour enrichir une recherche portant sur une nouvelle façon de donner à voir et à percevoir le monde vivant qui nous entoure. Pour Cahors Juin Jardins, Karine Bonneval propose de composer un paysage sonore pour un rituel de dégustation, Manger la terre (et devenir plantes?), fruit d’un travail entamé depuis plusieurs années autour des échanges invisibles entre végétal et humain. 

Le projet fait notamment suite à une collaboration menée par l’artiste avec la bioacousticienne Fanny Rybak, autour des sons de la terre ayant donné lieu à une installation de céramiques sonores Listen to the soil (écouter la terre), créée entre Berlin et la Région Centre en 2017.
 A Cahors, le projet de Karine Bonneval devient participatif dans sa préparation, invitant l'ethnobotaniste Claudine Boyer à nous faire découvrir les plantes sauvages comestibles que l'on trouve sur le territoire lotois, proposant au chef pâtissier Jérôme Moulinou (Les Gourmandises de Lilu à Cahors) d'imaginer les arômes de la terre issus des produits du Lot et collaborant avec  la céramiste Ingrid Paul (MJC de Cahors) en vu de créer collectivement les petits bols qui seront offerts aux visiteurs du festival pendant un rituel quasi cérémoniel en hommage à notre terre nourricière. 

Manger la terre, rituel contemplatif et gustatif le 31 mai et 1er juin pendant le festival Cahors Juin Jardins... 

vendredi 5 avril 2019

:::NEW DEAL, A L'HEURE DU GREENWASHING:::

Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… Invités par le festival Cahors Juin Jardins, les artistes Adrien Fricheteau et Cédric Simon investissent cette année le jardin et la Galerie WAM Créateurs à Cahors pour nous faire découvrir les arcanes du green washing...

   

Adrien Fricheteau et Cédric Simon collaborent depuis 2017 au sein de l’association « La Poudre », poursuivant une complicité dont les racines remontent au collège, moment de l'élaboration de leurs premières saga-fictions politiques ! A travers New Deal, projet mené dans le jardin et la galerie WAM Créateurs à Cahors, le duo d’artistes cherche à révéler quelques arcanes de ce système de réal-fiction, questionnant les pratiques dites du green marketing ou green washing, ou comment verdir l'image d'une entreprise ou d'un produit, afin de le rendre écologiquement correct. Prenez un projet immobilier fondamentalement critiquable, verdissez-le à tous les étages et observez l’adhésion qu’il opère… S'appuyant sur le projet de leur complice et expert Alain Frestuc, promoteur immobilier, les deux artistes tentent de décortiquer le mystère de l'écologie de marché. La fiction du New deal, proposée par Adrien Fricheteau et Cédric Simon, pousse l'absurdité du procédé jusqu'à son point de dysfonctionnement ; moment ou l'illusion est rendue lisible. (Plus d’infos)

mardi 2 avril 2019

:::INVASION RHIZOMATIQUE AU COLLÈGE GAMBETTA:::

Ce n'est pas la première fois qu'un artiste intervient dans la belle cour Joachim Murat du collège Gambetta à Cahors, mais c'est bien la première fois qu'une artiste s'installe pendant un mois de résidence au collège en vue de créer une oeuvre collaborative.



Gaëlle Villedary est invitée pour la prochaine édition du festival à réaliser une oeuvre monumentale, invasion rhizomatique, inspirée de la thématique Cahors Juin Jardins 2019: Naturalités, le retour à l'artifice. Composée, entre autres, de matériaux naturels, dont une récolte de branches d'essences multiples issue de l'élagage des espaces verts de la Ville de Cahors et des contributions diverses de volontaires, l'installation invite les élèves du collège, leurs enseignants et les agents qui le souhaitent, à participer à son élaboration de pendant tout le mois de mai. 

vendredi 22 mars 2019

:::NATURALITÉS, LE RETOUR A L'ARTIFICE:::

Cahors Juin Jardins  prépare cette année une 14ème édition qui s'inscrit dans un contexte environnemental, politique, social et culturel, fragile et intranquille. Avec pour thématique Naturalités, le retour à l’artifice! , le festival poursuit son questionnement sur l'impact de nos comportements et la résistance de la nature. 


                                                                    Tétus-Gaëlle Villedary

Qu’est-ce que la naturalité aujourd’hui ? Une nature qui surgit spontanément ? Un processus dynamique non contrarié par l’homme ? Un état primitif de l’environnement sans l’influence humaine ? Ne désigne-t-elle pas plutôt la culpabilité de l’homme qui,  constatant l’impact de ses agissements sur la planète et redoutant ces conséquences, prône un retour fantasmé à la nature ? Ou plutôt un retour à l’artifice ? L'artifice est un des outils de l'artiste, lanceur d'alerte à sa manière. Le chantier de la première ville forêt vient de commencer à Liuzhou dans le sud de la Chine, inversant comme un leurre l’invasion de la nature dans la ville et promettant moins de polluants, plus d’arbres, moins de CO2, plus d’oxygène… écoblanchiment ou prise de conscience? La transition serait-elle enfin en marche ? Peut-on imaginer un monde où l’homme est l’allié de la nature ? Ou la fin du mois et la fin du monde relève du même nécessaire développement durable?

He that plants trees loves others besides himself, celui qui plante des arbres aime ses semblables, affirmait Thomas Fuller au 17ème siècle. Les 7000 chênes plantés en 1982 par l’artiste allemand Joseph Beuys à la Documenta 7 de Kassel annonçaient déjà un nouveau rapport à la nature en sonnant l'alarme contre toutes les forces qui détruisent la nature et la vie.

Avec Naturalités, le retour à l’artifice, Cahors Juin Jardins contribue à sa manière à la transition en accueillant des artistes qui produisent des oeuvres végétales, conceptuelles, spectaculaires, participatives et performatives...
En créant collectivement des jardins paysage et des jardins qui font le trait-d'union entre les quartiers...
En accueillant des ethno-botanistes, herboristes et chercheurs soucieux de nous instruire sur l'intelligence de la nature quand on ne parle que d'intelligence artificielle... 
En imaginant une terre comestible...
En invitant des éco-créateurs de nos modes de vie future...
En pointant du doigt le green washing (cette bonne conscience verte qui cache de vils intérêts)...
Et en continuant de croire qu'un autre mode est possible!