lundi 15 février 2021

:::APPEL À PROJET RÉSIDENCE D’ARTISTES - juin jardins 🍀 :::


 Dans le contexte inédit et planétaire que nous subissons depuis plusieurs mois, une nouvelle représentation du monde émerge dans laquelle l’art et la nature collaborent. L'association Juin Jardins organise une résidence d'artistes en lien avec l'art, le jardin et la citoyenneté. Soutenue par la DRAC Occitanie, la ville de Cahors et le Grand Cahors, elle s'inscrit dans le cadre de la politique de la ville et de la revitalisation du quartier de Sainte Valérie.




Vous êtes artistes plasticiens.ennes, paysagistes, architectes, designer, vidéaste, etc.? Vous êtes un collectif ou vous avez l'habitude de travailler collectivement? Vous pensez que les droits culturels, la nature préservée, le paysage (rural/urbain, sauvage/domestiqué, végétal/minéral) et le lien social sont les enjeux essentiels pour aller vers un monde d'après désirable et acceptable? Cet appel à projet est peut-être pour vous ! 

Le propos de cette résidence est de participer à la redynamisation du quartier de Sainte Valérie à Cahors, à travers la création artistique, la pratique du jardinage, la notion de paysage (rural/urbain, sauvage/domestiqué, végétal/minéral), les enjeux du lien social, du vivre ensemble, du collectif que l’on peut redécouvrir dans les jardins partagés et la réappropriation des espaces extérieurs par les habitants. Les acteurs de cette résidence accompagneront les habitants dans la redynamisation en cours du quartier de Sainte Valérie par les collectivités et partenaires sociaux. L’association Juin Jardins coordonnera le projet. 

Les modalités de cet appel à projet se trouvent dans le dossier que vous pourrez télécharger ci-après. 

Dossier à envoyer par mai à cahorsjuinjardins@hotmail.fr
ET par courrier à Cahors Juin Jardins - La Chai - 52 avenue André Breton - 46000 Cahors
Date limite du dépôt du dossier le 20 mars 2021
Sélection des candidats :
31 mars 2021
PLUS D'INFOS ET INSCRIPTION ICI  >word      >pdf

lundi 8 février 2021

::: ÊTES-VOUS PRÊTS A ENDOSSER LA FIGURE DU SAUVAGE ? :::

 En 2020, nous avons souhaité faire revivre cette tradition de la figure de l’homme sauvage mais nous avons dû y renoncer compte tenu de la pandémie et des contraintes sanitaires que l’on connait. En 2021, nous relançons le projet  encore plus motivés et ce d’autant plus qu’en 2021 la 16ème édition du festival convoque ouvertement le sauvage avec notre thématique annuelle Symbiose acte 2, une poétique du sauvage.

dessins Alice Freytet


Le festival Cahors Juin Jardins s’intéresse cette année à la poétique du sauvage, cette énergie vitale (anima) que l’on retrouve dans la nature, dans le vivant, dans les périodes de transition et d’inquiétude. La figure de l’homme sauvage incarne ce lien ancestrale que l’humain entretenait avec la nature et qu’il a perdu. Cahors Juin Jardins vous invite à participer à la création d’une assemblée de parures d’hommes sauvages qui seront présentées pendant le festival 2021. 

Pour se faire, l’équipe de Juin Jardins organisera des ateliers entre février et avril 2021 pour la réalisation des masques et des parures de l'homme (ou la femme) sauvage, avec le savoir-faire de la paysagiste Alice Freytet et d’autres intervenants (couture, modelage, tressage, etc.).

Le projet est ouvert aux écoles, aux participants du parcours des jardins paysage, aux propriétaires des jardins privés et à toutes autres personnes que le pensée sauvage intrigue et passionne.

Plus d'infos: La figure du sauvage 2021

Pensez à vous inscrire par mail à cahorsjuinjardins@hotmail.fr avant le 15 février 2021 pour pouvoir participer aux ateliers de création des masques et parure de la figure du sauvage. Vos référentes pour le projet:

  • Blanchon Estelle> estelleblanchon@hotmail.fr > 06 24 52 16 17
  • Alice Freytet > alicefreytet@hotmail.fr > 06 87 3871 94


::: CAHORS JUIN JARDINS 2021, UNE POETIQUE DU SAUVAGE :::

 "Un tournant radical est amorcé. Une renaissance, qu’il faut qualifier de sauvage. L’art en est l’avant courrier¹. » Pour la 16ème édition du festival Cahors Juin jardins, après avoir exploré la Symbiose autour des systèmes d'entraide, nous nous intéressons à la poétique du sauvage, acte 2 de la thématique Symbiose.



Dans le contexte inédit et planétaire que nous subissons depuis plusieurs mois, une nouvelle représentation du monde émerge dans laquelle l’art et la nature collaborent en une poétique du sauvage qui sera en 2021, l’acte 2 d’une réflexion que nous avons amorcée en 2020 autour de la Symbiose (…une renaissance de l’entraide> 15ème édition du festival Cahors Juin Jardins).

Il n’est pas question d’anticiper un scénario catastrophe, ni d’afficher une confiance béate dans la prise de conscience d’une transition globale et généralisée à mettre en oeuvre. Il s’agit plutôt d’associer l’art et la nature dans une poétique du sauvage pour imaginer le monde d’après. Cette langue universelle réunit l’art et la nature dans un élan vital (anima) plaçant l’humain dans le cercle du vivant et dans la « concordanSe »²avec son environnement. Elle explore et dessine les contours d’une réconciliation symbiotique de l’homme avec la terre. Nous avons pu observer à l’issue du premier confinement, que la nature sauvage sortie des bois (chevreuils, sanglier, adventices, et autres plantes sauvages) s’invitait dans nos espaces humains, semant beauté et désordre. Et dans l’ivresse du déconfinement, nous nous sommes questionnés sur comment habiter le monde en limitant notre impact anthropocène ; comment redonner « toute sa place au respect de cette nature indocile »³; comment déconstruire cette relation déséquilibrée et destructrice que nous entretenons avec le vivant; comment partager et coexister avec la « biodiversité qui nous fonde et qui sait, créer de nouvelles formes de diplomatie avec le sauvage»⁴.

La poétique du sauvage est multiple, évoquant un imaginaire de liberté, de nature idyllique et sans entrave, autorégulatrice et belle ; un retour aux sources, une puissance vitale incroyable. Elle convie la pensée sauvage, liant le cosmos à l’infiniment petit, l’animal⁵ (dont l’humain) au végétal, le spirituel au biologique. Car ne l’oublions pas, le sauvage se cantonne aux lisières par peur de se faire domestiquer. Il rappelle la figure du sauvage⁶, mi-homme mi-végétal, étrange et étranger. Il renvoie à l’inquiétant et l’indomptable, stigmatisant la violence et l’opposition à l’ordre social. Il se décline en ensauvagement des masses, traduisant les angoisses d’une société qui s’interroge sur sa solidité et son avenir. ⁷ Et il est une part de nous, archaïque, enfouie et désapprise.

La poétique du sauvage est donc un chemin qu’empruntent l’art et la nature pour raconter, comprendre, traduire le monde. En 2021, quel que soit le contexte, Juin Jardins invite la poétique du sauvage à inspirer toutes ses actions et à écrire la 16è édition du festival Cahors Juin jardins.

¹⁻²Renaissance sauvage, l’art de l’Anthropocène, Guillaume Logé (avril 2019).
³Sauver le sauvage, Virginie Maris, philosophe de l’environnement au CNRS de Montpellier
⁴ Les diplomates, cohabiter avec les loups sur une autre carte du vivant, de Baptiste Morizot
Croire aux fauves, Nasstasia martin
Wilder Mann, Charles Freget - photographies
⁷ Edouard Trouillez, lexicographe, tribune lemonde.fr, 13 septembre 2020
Références cinéma : L'enfant sauvage Truffaut ; Grizzli man Herzog ; Into the wild/ sean Penn


vendredi 6 novembre 2020

::: CONFERENCE DE FRANCIS HALLE DU 2 OCTOBRE :::

Voici un joli cadeau : la conférence de Francis Hallé qui se tenait le 2 octobre dernier au cinéma Le Quercy à Cahors dans le cadre du festival Cahors Juin Jardins, a fait l'objet d'une captation sonore réalisée par Dominique Burdin de la radio FMR Toulouse. L'occasion de découvrir ou de réécouter ce beau moment en cliquant sur ce lien > Conférence Francis Hallé


Vincent Lajarige, Mark Alsterlind et Francis Hallé
conférence et exposition Forest Art Project


Un projet mené par le département du Lot 
avec l'association Juin Jardins et la ligue de l'enseignement


mardi 6 octobre 2020

::: Une vois : Karine Veyres :::

La nouvelle exposition de Karine Veyres, à la médiathèque de Cahors, intitulée «Traversées» s'inscrit dans la continuité de son travail précédent, «Lisières», mais va jusqu'au bout d'une inspiration nouvelle qui s'exprime à travers un équilibre étonnant entre figuration et techniques plus abstraites. Il s'agit de la recréation des sensations ambigües qui peuvent saisir le promeneur dans la nature une hésitation entre le monde réel ou un autre monde, onirique et intime.

Réalisation: Alain Astruc



samedi 3 octobre 2020

::: Une voix : Francis Hallé :::


À l'occasion de l'exposition du Forest art project au Chai, Francis Hallé nous parle de son étonnement devant l'engouement provoqué par son projet à très long terme de création de forêt primaire en Europe.

Réalisation: Alain Astruc

vendredi 2 octobre 2020

::: Work In Progress 2020 N°4 NeoConsortium - In Memoriam Petroleum :::

 Les winners de l'art, la start-up nation du polyèdre irrégulier, les poètes de l'organigramme labyrinthique, débarquent à Cahors ! Il s'agit du NeoConsortium, une grande entreprise transnationale (fictionnelle) qui propose un monument moduloforme devant le pont Valentré, célébrant la fin des hydrocarbures et organise une vente aux enchères (bien réelle) d'œuvres drôles et  présentant des projets plus démesurés les uns que les autres. Miroir déformant d'n certain type d'art conceptuel monumental et rappel drôlatique de perspectives écologiques sérieuses, à ne pas rater.

Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°3 Marianne Plo - Primal Screen :::

 Marianne a réalisé 6 peintures sur plexiglas grand format sur le thème de la symbiose. Jeux d'abstraction, figuration, transparence, opaque, interactions entre les œuvres et le lieu, son travail est à découvrir dans la cour du collège Gambetta.
Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°2 Baptiste Brévart - Hôte doux hôte :::

 Comme un oiseau qui trouve de ci de là des brindilles pour faire son nid, Baptiste a rassemblé des bouts de bois qui lui ont été donnés par des cadurciens pour réaliser son nichoir à artiste installé au cœur du Square Olivier-de-Magny.

Réalisation: Alain Astruc



::: Work In Progress 2020 N°1 - Stéphanie Bologna - In Vivo :::

À l'issue d'une résidence au Lycée des Territoires Cahors-Le Montat,  Stéphanie propose une expérience sensible, à explorer, au moyen d'une structure hybride réalisée avec l'aide des élèves de 1ère GMNF. Dedans - dehors, corps végétal - corps humain, il s'agit de découvrir une zone liminaire, située au carrefour de plusieurs thématiques, à l'imaginaire richement connoté.

https://www.youtube.com/watch?v=vdIUyspUX6s

Réalisation: Alain Astruc. 


vendredi 25 septembre 2020

::: L'âme des jardiniers : Sylvie Caroff, le jardin du bout du chemin :::

 La balade des jardins privés de Cahors, c’est pour ainsi dire l’ADN du festival Cahors Juin Jardins. Aujourd’hui, Sylvie Caroff, dans le jardin du bout du chemin, nous en dit plus sur son jardin réconfort!


Malo et Sylvie Caroff dans le jardin du bout du chemin


"Le jardin pour moi, c'est l'accueil des amis, de la famille, des proches. C'est aussi l'accueil qu'il me fait quand je rentre chez moi. Chaque fois c'est un plaisir! J'arrive, je le regarde et je me dis, tiens je vais faire ça, je vais changer ça dans mon jardin! C'est aussi la fierté quand les amis me disent "qu'il est beau ton jardin"... Quelle chance d'être entourée de verdure, de la beauté des couleurs des fleurs! Tous les jours, j'enlève une fleur fanée, arrange un pot de fleur. Tous les soirs, j'arrose le jardin (avec l'eau de la citerne, ndlr) et cela me réconforte et me vide la tête. C'est presque un rapport affectif que j'entretiens avec les plantes. Je n'aime pas les voir souffrir. J'ai envie de leur faire du bien, je les soigne, je leur parle et en réponse, c'est tout le jardin qui prend soin de moi. On se soigne mutuellement en somme! Et c'est une récompense immédiate du travail et du soin que l'on a pris l'un pour l'autre !"

Le jardin du bout du chemin - 280 rue des Cadourques - N° 5

mercredi 23 septembre 2020

::: 8ème RÉSIDENCE AU LYCÉE DU MONTAT AVEC STÉPHANIE BOLOGNA :::

 Pour la 8ème résidence d'artiste au Lycée des Territoires de Cahors - Le Montat, l'artiste Stéphanie Bologna a été invitée à créer avec les élèves de 1ère GMNF (gestion des milieux naturels et de la faune) une oeuvre sur la symbiose et le vivant.



Les recherches scientifiques et artistiques, en observant et en étudiant le domaine du vivant, attestent des passerelles existant entre les espèces animales, végétales et l’homme, dans leurs dimensions morphologiques et à travers leurs structures internes. C'est dans cette même démarche, par l'intermédiaire des thèmes de l'hybridation, de l'anthropomorphisme, de la fiction, que l'artiste Stéphanie Bologna a accompagné les élèves dans l'exploration de ce qui relie l'homme à son environnement naturel, primaire.


 Cette approche a donné lieu au projet d'installation « In VIVO » (au sein du vivant). Elle est l'expression d'une volonté d'abolir la frontière entre homme, nature, culture, en passant par la perturbation perceptive et sensorielle. La perte de repères dimensionnels, des limites entre corps humain, corps animal, corps végétal, brouille les pistes de son origine, génère une créature inassignable qui nous amène dans le monde de la fiction. Un espace à mi-chemin entre naturel et surnaturel. Entre le monde du visible et de l'invisible, entre l'enveloppe externe et l'espace organique qu'elle abrite, IN VIVO se veut une expérience sensible et physique du vivant dans un rapport dimensionnel inversé et perturbateur. S'introduire en son « sein » est un acte corporel engagé. Oser visiter, parcourir ses entrailles et y découvrir des créatures en gestation dans un univers intra utérin est de l'ordre de la science fiction. IN VIVO est une symbiose entre la femme, son corps, et la «terre mère», «terre nourricière». Toutes deux génèrent et perpétuent la vie. Par la symbiose, elles réunissent l'ensemble des êtres auxquels elles donnent naissance.

Ce beau projet a subi les effets de la pandémie, raccourcissant la période de travail collectif mais le report du festival en octobre a permis aux élèves et à l’artiste de se retrouver pour finaliser l’œuvre.

 

RÉSIDENCE MONTAT

Pour la 8ème année consécutive, le lycée des territoires Cahors - Le Montat s’associe à Cahors Juin Jardins dans le cadre de l’appel à projet artistique et culturel DRAC-DRAAF. Les élèves ont pu découvrir une approche contemporaine de la symbiose et du vivant avec l’installation participative IN VIVO (AU SEIN DU VIVANT) accompagnée par l’artiste Stéphanie Bologna

 

vendredi 18 septembre 2020

::: L'âme des jardiniers : Romain Bénac, jardin Des Graines Pour Demain :::

 

La balade des jardins privés de Cahors, c’est pour ainsi dire l’ADN du festival Cahors Juin Jardins. Aujourd’hui, Romain Benac, du jardin partagé Des Graines Pour Demain à Cabessut, nous en dit plus sur ce jardin en permaculture...

Romain Bénac - Jardin partagé Des Graines Pour demain


 Si je devais résumer le jardin en un mot : sauvage ! C’est la 2ème année que l’on cultive ce jardin. L’idée de départ était de travailler ce jardin en intégrant la notion de nature à l’écosystème du jardin. On avait dans l’idée de sa rapprocher de l’autonomie alimentaire, d’un retour à la terre et de proposer un peu de verdure sauvage en ville. C’est un retour aux sources en quelque sorte. Pour beaucoup des adhérents, c’est aussi un moment de détente : on passe la porte et on n’a plus l’impression d’être en ville. La base de la permaculture, c’est que chaque élément qui constitue le jardin est utile. Il n’y a pas de nuisible. C’est l’autorégulation qui fonctionne. On a donc tendance à laisser tout ce qui ne nous gène pas, le sauvage compris. C’est une démarche importante et les jeunes de demain la suivront.





lundi 14 septembre 2020

::: L’ÂME DES JARDINIERS : VALÉRIE PLANTIÉ, LE JARDIN CACHE-CACHE :::

 La balade des jardins privés de Cahors pendant le festival Cahors Juin jardins, c'est pour ainsi dire, l'ADN du festival! Nous avons demandé à quelques propriétaires jardiniers amateurs et éclairés, de nous parler de l'esprit du jardin et de l'âme de son jardinier. Aujourd'hui, Valérie Plantié, du jardin cache-cache*, à découvrir samedi 3 octobre à Cahors!




"Je construis mon jardin sur des coups de cœur! dit Valérie. Je trouve des objets dans des vides greniers, brocantes, ou ailleurs et instinctivement, je sais où tel objet ira, quelle plante il accompagnera, et comment ils s'associeront. Parfois ce sont des objets qui arrivent dans mes rêves. Cela me fait penser aux coulures de l'artiste Lotois Jean Maureille, l'association de deux objets qui n'en font plus qu'un. C'est pareil dans mon jardin. L'objet se fond dans l'espace. Je ne trouve pas sa place du premier coup. C'est en fait un faux bazar," précise Valérie...


*194 rue Anatole France, jardin n°7

::: De confiné à couffiné, le jardin de Maryse Vaugarny éclot en poésie :::

 Dans son petit musée sentimental de la rue du Château du Roi à Cahors, Maryse Vaugarny construit des univers parallèles. L'espace s'étend, l'imaginaire s'agrandit, les personnages se multiplient et la nature, tantôt bienveillante, tantôt menaçante, héberge tout ce petit monde. Pour la 15ème édition du festival, Maryse Vaugarny évoque le confinement à travers le jardin et crée un nouveau personnage : le déconfineur.


"Pour l’été 2020 j’avais l’idée d’un jardin intérieur, explique Maryse Vaugarny. "Comme il serait difficile d’en faire le tour, je m’étais dit qu’il tiendrait dans un cadre. Puis le confinement est arrivé et j’ai nourri cette idée de cadre comme une barrière à renverser. Comment l’on se sent traversé par le désir de jardin quand on en est privé est devenu une logique. Comment le jardin glisse et fleurit en nous. Cette idée de clôture franchie s’inscrit dans mon histoire. Le jardin confiné a naturellement éclos pour passer de confiné à couffiné." 

Ce lieu est sa fabrique à habiter le monde ailleurs! Et Maryse Vaugarny n'hésite pas à donner de sa personne pour faire vivre les personnages imaginaires qui y séjournent. Tel que le déconfineur, ce magicien sorti du confinement, sage et espiègle, esprit de la nature et de l'air du temps, jardinier du jardin couffiné qui accueille les visiteurs. Il sait que le jardin est un espace de résilience pour tous ceux qui en prennent soin.

"Le déconfineur est né fin avril, ajoute Maryse Vaugarny. "J’ai voulu ramener ce personnage au musée, il est un sourire et il donne espoir ; les enfants ont un rapport individuel avec lui. Ils entrent seuls au musée et lui parlent, lui disent secrètement ce qu’ils ont à lui dire. C’est très important."

  • Le jardin couffiné - Musée Sentimental, 112 rue du Château du Roy
  • Ouvert les 2, 3 et 4 octobre de 11h à 19h. Renseignements : 06 78 23 90 82
  • Crédit photo: Maryse Vaugarny


jeudi 10 septembre 2020

::: Après avoir approché la lisière, Karine Veyres ose traverser la forêt :::

 
En mars dernier, Karine Veyres était invitée par Juin Jardins à exposer son travail autour de la forêt dans le Hall du Chai (Cahors) attenant au nouveau bureau de l’association. Lisière, titre de l’exposition, portait un regard extérieur sur la forêt dans ses différents états. Le confinement ayant écourté l’exposition, Juin Jardins a proposé à Karine Veyres de poursuivre le travail à la Médiathèque du Grand Cahors. Après la lisière,  Traversée.

 
Traversée - Karine Veyres
 
« En mars 2020, avec Lisière, nous pouvions ressentir les forêts, y entrer, en ressortir, les respirer ou les écouter, explique Karine Veyres. « En octobre, les ambiances seront disséminées. Sans doute aurons-nous traversé l'immense étendue au-delà de ce que nous donne à voir Lisière pour n'en retenir que l'essentiel.  L'histoire se fait en cheminant. »
 
On connait le travail de Karine Veyres. Le motif peut-être précis et tranché ; la couleur souvent monochrome et rouge. Lisière au contraire est une vibration de couleurs et de formes, une invitation luxuriante à pénétrer la forêt que la longue fresque d’une dizaine de mètres présentée dans le Hall du Chai en mars dernier, rendait à la fois accessible et lointaine. La fébrilité de l’encre et du papier réunit tout le spectre de la couleur. La forêt de Karine Veyres semble vivante. "Le motif de la forêt n'est pas arrivé par hasard, précise-t-elle. Il était déjà présent en 2014 dans les dessins Natures exubérantes, puis en 2017 avec les gouaches de la série Ça Brûle.  Il a fallu les températures excessives de l'été dernier (2019, ndlr) pour que se produise l’inattendu, explique l’artiste. « Mes crayons et mes gouaches rouges sont devenus incandescents et se fût la naissance des premières forêts bleues et vertes, les Luxuriances puis Lisière en 2020. »
Graines - Karine Veyres

Le temps a passé, le contexte a changé. Il s’agit maintenant de traverser la forêt. « Les œuvres présentées seront non pas l'aboutissement d'une expérience, qui serait par trop figé ou immuable mais la mémoire de nos sensations ressenties durant cette traversée, ouverte et changeante » poursuit l’artiste qui présentera la totalité de la série des Luxuriances démarrée en 2019. De nouvelles peintures complètent la recherche picturale, petits et grands formats, accompagnées de céramiques évoquant graines, coraux et organes imaginaires réalisées par l’artiste et  par les participants dans le cadre d’ateliers terre menés avec Juin Jardins.

 
  • Exposition peintures du 29 septembre au 23 octobre 2020
  • Médiathèque du Grand Cahors, 185 avenue Jean-Jaurès
  • Atelier terre DIALOGUE DE GRAINES en présence de Karine Veyres, le 20 octobre de 14h à 16h30. Tout public à partir de 10 ans. Sur réservation auprès de la médiathèque
  • Crédit photos : Karine Veyres
 
 

mardi 8 septembre 2020

::: Les Gargouilles de Marc Petit, gardienne du bien et protectrices des humains :::

Le sculpteur lotois Marc PETIT fait honneur à Cahors Juin Jardins en ouvrant au public son jardin du Quai Lagrive, quartier de Cabessut à Cahors et en présentant des pièces inédites de sa nouvelle série : Les Gargouilles.

Sculpture Bronze « LE PREMIER HOMME » Série « LES GARGOUILLES »

L’artiste se plait beaucoup à exposer ici en terre lotoise où il est né et particulièrement à Cahors où il a passé son enfance et réalisé ses premières sculptures. A l’occasion du festival Cahors Juin Jardins, Marc Petit présente ses œuvres dans le jardin de la Maison Lagrive pour une exposition particulière puisqu’elle fera découvrir ses créations récentes de la série « Les Gargouilles » exposées pour la première fois cette année. «  Les gargouilles m’ont toujours fasciné. Leur présentation dans l’espace modifie radicalement la lecture habituelle d’une sculpture ; ancrées au sol, elles n’auraient pas le même attrait. Je crois que c’est une des raisons et peut-être l’essentielle qui m’a conduit à interpréter ce sujet multi-centenaire. Le rôle aussi que la tradition leur alloue -gardiennes du bien et protectrices des humains- est resté présent tout au long de ces semaines de travail.»

Sculpteur à la sensibilité exacerbée et à l’obstination sans limite, Marc Petit rejoint ces artisans anonymes du Moyen Age qui créèrent les gargouilles, les figures grimaçantes, les personnages si expressifs des fresques qui peuplent les cathédrales gothiques. La sculpture monumentale l’Ange du Lazaret* fixe de son regard étrange celles qui ornent le portail nord de la Cathédrale Saint-Etienne de Cahors et nous invite à plus d’observation, de réflexion.

 En 2015, une enquête du magazine « Miroir de l’Art » classe Marc PETIT premier parmi les sculpteurs contemporains vivants devant Ron MUECK et Ousmane SOW. Marc PETIT a atteint à ce jour une notoriété nationale et internationale, avec plus d’une centaine d’expositions personnelles, l’obtention de plusieurs prix et surtout le soutien de galeries prestigieuses, de fidèles collectionneurs et mécènes. En 2008, il se voit honoré par l’ouverture d’un Musée à son nom, en Corse au Lazaret Ollandini d’Ajaccio. En début d’année, le  Musée Marc PETIT  est devenu, par le legs de François OLLANDINI, propriété de la Ville d’Ajaccio.

Pendant la durée du festival, le showroom de la Maison Lagrive sera ouvert à la visite ; il présente le travail de l’artiste et, dans un espace dédié, ses œuvres de jeunesse dont certaines inédites.

*L’Ange du Lazaret », sculpture en bronze de Marc PETIT, a été offerte à la ville de Cahors par l’Association « Les Gardiens de l’Ange" 


INFOS PRATIQUES:

  • L’exposition de Marc Petit est ouverte tout le mois d’octobre de 11h à 19h, nocturne le vendredi jusqu’à 22h. Fermeture les mardis
  • Vendredi 2 octobre, 10h et 15h, ouverture aux scolaires en présence de Marc Petit Sur réservation au 07 67 35 57 22
  • Samedi 3 octobre, 16h et 18h, visites accompagnées du jardin de la maison Lagrive et du showroom sur réservation au 07 67 35 57 22
  • Dimanche 4 octobre, 16h et 17h, visites accompagnée du jardin de la maison du Quai Lagrive et du Showroom sur réservation au 07 67 35 57 22